A^CTE QUATRIÈME
LE DUG, descendant au milieu.
Voilà, ma chère Caroline, qui est très-grand, très-sincère, mais très-impossible I Ne vous revoir que dans des années,' et yous éviter consciencieusement tout ce temps-là, avec cet enfant, •ce lien entre vous ? Le beau rêve I Pauvre honnête 611e, et votre réputation ?
CAROLINE, se levant.
Monsieur le duc, elle m'appartient, puisque j'ai su la conserver intacte! J'ai le droit de la sacrifier, (sue s^éioigne à gauche.)
URBAIN
Caroline I...
LE DUC
Tu vois comme elle t'aime! généreuse enfant 1 Mais vous faites un pareil sacrifice et vous espérez ne pas le rendre fou, lui qui en serait l'objet? Allons, allons, vous êtes une sainte, mais vous ne savez pas où les entreprises trop sublimes mènent les grands cœurs; je ne veux pas de ça pour vous, ni pour lui 1 je ne veux pas que, pouvant être heureux et honorés au grand jour, vous vous exposiez à pleurer... peut-êlre à rougir dans Tombre. Qu'est-ce qu'il faut pour que vous épousiez mon frère? Une chose bien simple, c'est que ma mère vous ouvre ses bras «n vous disant: « Ma fille, je t'en prie! » Eh bien, elle vous le dira, et pas plus tard que dans un moment, car la voici avec ma chère fiancée, qui nous aidera à vous persuader tous les deux.