‹ The?orie des poutres droites en fer et cimentChapitre 29 sur 53 · REMARQUE · texte numérisé non relu

REMARQUE

On pourrait être tenté d'appliquer ce mode de calcul, séduisant par sa simplicité, à la détermination des éléments de la poutre a nervure - celle-ci étant alors assimilée à une poutre en treillis ordinaire composée de deux semelles horizontales qui seraient le hourdis et les barreaux de fer, d'un montant vertical qui serait l'etrier, et d'une barre oblique de treillis constituée, comme nous venons de dire, par un prisme de ciment.

Mais si ce genre de calcul est suffisant pour 1 étrier, il ne l est pas pour la poutre. On l'applique, avec une approximation satislaisante, aux poutres métalliques, dans lesquelles la semelle n'a qu'une très faible hauteur par rapport à la hauteur totale de la poutre; par suite, on peut, sans grand inconvénient, admettre que le point d attache des diverses pièces sur la semelle mince est à peu près à mi-hauteur de celle-ci De cette manière, la pression se répartit uniformément dans la hauteur de la semelle ; à quoi contribuent d'ailleurs la disposition des rivets et le mode de clonage.

Ici il n'en est plus de même. Les hourdis ont une épaisseur qui n'est pas négligeable; en quel point de cette épaisseur viennent se composer les diverses forces intervenantes; ou en d'autres termes, en quel point passe le polygone des pressions ou résultantes ?

Que l'on place ce point un peu plus ou un peu moins haut le résultat influe peu, il est vrai, sur la tension des barreaux et sur leur section. Le moment de cette tension, c'est-à-dire le produit de cette tension par la distance du barreau au point en question, doit toujours être égal au moment des forces extérieures; une légère variation du bras de levier n'amènera donc qu'une légère variation de la tension, et, par conséquent, du diamètre nécessaire.

Mais, pour le hourdis, ce déplacement a au contraire une influence

Page 1