La section de ces étriers est largement suffisante.
Ces trois équations permettront de régler le nombre et la section des liens nécessaires, au voisinage des appuis. Ces proportions peuvent diminuer des extrémités vers le centre, exactement comme pour les poutres à treillis. Même dans la région centrale leur intervention reste utile, comme nous l'avons dit, à cause de la facilité de fendillement ; pour les poutres à nervure, elle Test d'autant plus que, généralement, la nervure et le hourdis sont fabriqués l'un après l'autre et que la reprise du ciment, le long de la face de raccord, n'est pas toujours d'une adhérence parfaite.
La largeur minima c de la nervure est fixée par la relation (i) ; on arrête définitivement cette largeur en ayant soin de la prendre suffisante pour que les barreaux soient convenablement enveloppés du ciment.
On remarquera la nécessité de prolonger la poutre, au delà de
88 COMPARAISON AVEC LES RÉSULTATS d'eXPÉRIENCES.
l'appui de B en E, c'est-à-dire d'une longueur au moins égale à la moitié de l'écartement d; sans quoi il se pourrait que la longueur o B fût insuffisante pour s'opposer au glissement.
On pourrait dire, il est vrai, que, à défaut du prolongement BE, le prisme vient buter contre l'étrier sur la hauteur BM; mais cet etrier ne peut fournir un point d'appui que s'il est lui-même maintenu solidement en B ; ce qui ne serait pas le cas, si BE était supprime.