Thomas^Carew. Élégie sur Donne
XXXVllJ INTRODUCTION
Il vaut mieux arrêter ici la citation. Mais si les vers perdus de Wilson étaient comme ceux-là, certes, il méritait l'éloge de « poète estimable » que lui a décerné Bathurst i.
Puis il fut séduit par le théâtre. Nous savons par Bathurst que Wilson « écrivit quelques comédies ; elles furent jouées à Blackfriars, à Londres, par les acteurs du Roi, et à Oxford au temps de l'Acte, en présence de l'auteur. Elles furent très applaudies 2 ». Les Stationers' Registers nous ont transmis les titres de ces pièces. Le 4 septembre 1646, Mr. Robinson et Mr. Mosely déposèrent « plusieurs tragédies » — exactement quarante-huit — parmi lesquelles « Switzer, The Corforall by Mr. Wilson ». Dans une liste semblable de quarantedeux « Plays », déposée par le même Mosely, le 9 septembre 1653, figure « The Inconstant Lady, by Arth. Wilson » 3. The Corporall fut joué à Blackfriars vers janvier 1633 ^ ; le manuscrit publié aujourd'hui fixe la date de la représentation du Swiss er à l'année 1631. The Inconstant Lady appartient vraisemblablement à la même époque. Mais il n'est pas possible d'en déterminer la date d'une façon précise. Le sujet — l'héroïne y est représentée dans toute l'inconstance et la
1. Je mets à part sa poésie dramatique. Le vers blanc dramatique obéit à des lois si particulières qu'on ne saurait juger le poète Wilson d'après ses comédies. Il y a, cependant quelques passages, plus particulièrement lyriques {Sxvhser, III, ii. 1-40; Inconstant Lady, I, ii, 54-70) qui permettent d'imaginer ce que devaient être les poésies amoureuses de Wilson. L'imitation de Donne est flagrante.