‹ Théâtre à la maison et à la pensionChapitre 7 sur 109 · EUGÉNIE, MAURICE · texte numérisé non relu

EUGÉNIE, MAURICE

MAURICE, reparaissant sur le mur. — Eugénic, veUX-

tu des cerises?

EUGÉNIE, vivement. Oui. [Se reprenant.) Non.

MAURICE. — Tu ne les aimes pas?

EUGÉNIE. — Si, mais nous sommes brouillés.

MAURICE. — Vous continuez encore ce jeu? Il m'ennuie, moi,

EUGÉNIE. — Comment, ce jeu?

MAURICE. — Esl-ce que tu n'avais pas dit : « Jouons à nous dire des injures? » Un moment, ça va; mais ça ne peut pas toujours durer.

EUGÉNIE. — Alors, tout ce que vous m'avez dit, c'était pour rire?

MAURICE. — Bien sûr; et ce que vous m'avez dit, vous, était-ce pour de vrai?

EUGÉNIE. — Oui... c'est-à-dire, non... Je ne sais pas bien.

MAURICE. — Ça m'est égal, je n'ai pas de rancune, et toi?

EUGÉNIE, souriant. GuèrC.

MAURICE. — Alors, faisons la paix.

EUGÉNIE. — Mais Catherine...

MAURICE. — Tu n'as pas besoin de lui en parler. Un, deux, trois, esl-ce dit?

EUGÉNIE. — Oui !

MAURICE. — A la bonne heure! Ce bouquet de cerises sera la signature du traité.

EUGÉNIE. Qu'il est beau ! (E//e le reçoit dans

son tablier.) Mcrci ! {Elle mange les cerises.)

MAURICE. — Sont-elles bonnes?

EUGÉNIE. — Délicieuses: Catherine prétendait... Cache-toi vite, la voici. {Maurice se cache.)

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