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SCÈNE IV

OSCAR

Si j'en crois mon espoir, si j'en crois mon courage,

282 OSCAR

Tu reverras bientôt ce fortuné rivage,

Enfant , qui dès ce jour es devenu le mien !

Vieillard , de cet enfant le généreux soutien ,

Que trois ans de travaux, de dangers, de misère ,

Ne purent détacher ni du fils ni du père ,

Pour finir vos malheurs comptez sur mon appui;

J'espérai vaincre hier , j'en suis sûr aujourd'hui !

Et toi, qui pressentis le feu qui me dévore,

Toi , dont les derniers vœux sont des bienfaits encore ,

Pour un fils vainement tu n'as pas supplié,

Dermide! ainsi qu'aux jours chers à notre amitié,

En faisant tout pour toi , je fais tout pour moi-même.

Plus digne et plus aimé de la beauté que j'aime,

Par-delà l'océan je cours la conquérir ;

Et rien désormais, rien ne peut me la ravir.

Qui s'approche?

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