‹ ThéâtreChapitre 168 sur 210 · F IL LAN · texte numérisé non relu

F IL LAN

Tu m'as porté long-temps...

DERMIDE.

Viens toujours, ne crains pas.

A me suivre, Fillan, faut-il que tu t'efforces? Pour tous les deux encor je me sens là des forces : Viens sur mon cœur !

FILLAN, dans les bras de Dermide.

Mon père !

DERMIDE.

En croirai-je mes yeux?

Demeurons : c'est ici , dans ces funèbres lieux , Qu'au fidèle Carril j'ai promis de l'attendre. 0 Fingal , c'est ici que repose ta cendre ! Voilà donc de nos pas l'inévitable but ! Tombeau, séjour de mort, séjour de paix, salut! Reçois les premiers vœux de mon âme attendrie : N'es-tu pas des humains la commune patrie ?

FILLAN.

A qui parles-tu donc ?

DERM IDE.

A ces tombeaux , mon fils ; Aux restes des héros en ces lieux endormis.

FILLAN.

Et qu'est-ce qu'un héros ?

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