‹ ThéâtreChapitre 21 sur 210 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

AMICLAS, MARIUS.

AMICLAS.

Je n'en saurais douter , une affreuse tempête Se forme autour de toi, s épaissit sur ta tête. En vain mes soins t'ont su délivrer d'un soldat Qui, ministre insolent des fureurs du sénat, Muni de ton arrêt, négociait ta perte.

D'autres suivent ses pas : cette forêt déserte Se remplit d'assassins prêts à t'envelopper , Et que mon zèle en vain tenterait de tromper. De la force et du nombre ils auraient l'avantage. La prudence, en vertu, peut valoir le courage: Entends sa voix. Permets que le dieu de ces eaux T'offre un plus sûr asile au sein de ses roseaux.

MARIUS

Quoi ! toujours se cacher !

AMICLAS.

Ah! crois-en mes alarmes.

54 MARIUS A M1NTURNES.

Le péril presse.

Ami, n'as-tu done pas des armes?

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