‹ ThéâtreChapitre 23 sur 210 · ACTE II, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV

MARIUS

Je lui laisse le nom et l'exemple d'un père. Son bras lui suffira , s'il est digne de moi.

AMICLA S.

Un farouche héroïsme en vain te fait la loi.

En vain ton cœur , flétri par les maux qu'il endure ,

Se ferme à l'amitié , se ferme à la nature :

Que ces doux sentiments soient sur toi sans pouvoir ,

Il en est un du moins , il est un noble espoir

Qui, plus puissant qu'eux tous, t'ordonne la constance :

Tu m'entends, Marius ?

MARIUS

Achève.

AMICLAS.

La vengeance.

MARIUS

La vengeance ! ce mot te rend maître de moi ; Dispose de mes jours , je m'abandonne à toi.

( Ils sortent. )

( Le théâtre ne reste point vide ici. Des soldats qu'on a vus errer dans le fond de la foret entrent sur la scène par différents côtés. Le jour commence à se lever. )

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