ACTE II, SCENE IV
MARIUS
Je lui laisse le nom et l'exemple d'un père. Son bras lui suffira , s'il est digne de moi.
AMICLA S.
Un farouche héroïsme en vain te fait la loi.
En vain ton cœur , flétri par les maux qu'il endure ,
Se ferme à l'amitié , se ferme à la nature :
Que ces doux sentiments soient sur toi sans pouvoir ,
Il en est un du moins , il est un noble espoir
Qui, plus puissant qu'eux tous, t'ordonne la constance :
Tu m'entends, Marius ?
MARIUS
Achève.
AMICLAS.
La vengeance.
MARIUS
La vengeance ! ce mot te rend maître de moi ; Dispose de mes jours , je m'abandonne à toi.
( Ils sortent. )
( Le théâtre ne reste point vide ici. Des soldats qu'on a vus errer dans le fond de la foret entrent sur la scène par différents côtés. Le jour commence à se lever. )