ACTE I, SCENE I
A quelquefois connu le calme au sein des peines : Et moi, soit que mes yeux se ferment au sommeil, Soit que le désespoir avance mon réveil, D'un infidèle objet l'image enchanteresse S'attache à tous mes pas , et me poursuit sans cesse. Elle est là; je la vois... Ah! si c'est mon destin... Sais-tu si nos soldats ont revu Collatin? lleparaît-il ?
Jamais une plus longue absence N'a prouvé pour la gloire autant d'indifférence : En ces jours de triomphe , amant plus que soldat , Oubliant et l'honneur, et lui-même, et l'état, Livré , dans son palais , aux soins de sa tendresse , Dans l'univers entier il ne voit que Lucrèce.
s ex tu s.
Peut-on s'en étonner? gloire, honneur, est-il rien D'un prix si haut, si cher, qu'il ne le cède au sien ? Heureux époux ! bien loin qu'avec toi je l'accuse , Mon cœur le justifie, et mon dépit l'excuse. Heureux qui par l'amour de son amour payé, Oubliant l'univers , en peut être oublié !
ICILE.
Que dites-vous!
SEX TUS
Partons.