M. WILLIAM SHAKSPEARE'S COMEDIES, HISTORIES AND TRAGEDIES
1 « Son esprit et sa main allaient ensemble, et, ce qu'il pensa, il l'exprima avec telle aisance, que nous avons à peine trouvé une rature dans ses papiers.
« Lisez-le donc encore, et, si vous ne l'aimez pas, assurément vous êtes dans quelque manifeste danger de ne pas le comprendre. »
Warburton, Johnson, Steevens, sir J. Reynolds et Théobald, dans leurs commentaires scolastiques, qui ne sont guère que des disputes de mots, ne cessent de confronter cette édition avec un in-quarto du même temps que je n'ai pu me procurer.
On voit que Shakespeare ne regardait ses pièces (plays) historiques ni comme comédies ni comme tragédies. Toutes sont nommées histoires, comme Henri VIII, qui s'intitule : The Famous History of Henry the eight. Othello porte le titre de The Moore of Venice, que j'ai voulu lui rendre.
Il me reste à répéter ce que tout le monde sait, que Shakespeare puisa dans YHecatomythi de Giraldi Cinthio la fable du More de Venise. Quiconque la lira, ou en italien dans les Cento Novelle, ou en anglais dans le Shakespeare illustrated, et la comparera à l'œuvre de Shakespeare, verra comment le génie dit à la matière : « Lève-toi et marche ! »