ACTE I, SCENE II
là-bas, qui nie regarde en ouvrant de grands yeux, je la connais bien aussi. Bonjour, maman. (Louise
commence à deviner.)
MADAME JOURDEUIL, saluant avec embarras.
Bon... jour..., monsieur.
Appelez-moi donc votre enfant, comme dans vos lettres.
LOUISE , 1res fvrl.
Maman, c'est M. Pierre. (Elle se sauve dans la cuisine arec .^a crème.)
MADAME JOURDEUIL
Monsieur Pierre !
FRANQUEYROL, s'avançant.
l£h ! pardieu, oui ! c'est M. Pierre... C'est ce forban de Pierre Franqueyrol qui vient du bout du monde, tout exprès pour vous embrasser, seulement je vois bien que vous le trouvez trop noir.
MADAME JOURDEUIL
Voulez-vous vous taire, méchant garçon, (ouvrant ses bras) et venir là tout de suite ?
FRANQUEYROL, lui sautant au cou.
Hé ! allons donc ! (Se retournant.) Et VOUS, mademoiselle... Là, quand je vous disais qu'on me trouvait trop noir.
MADAME JOURDEUIL, remontant.
Tu l'entends, fillette.
2o6 LU SA CRU- ici:
LOUISE, par la parle enlr'ouverle, on la voit dans la cuisine quitter darc âarc son tablier et rabaisser ses mauches.
Ce n'est pns vrai, ce n'est pas vrai, il serait noir comme l'oncle Tom, que cela ne m'empêcherait pas de l'emhrasr.er. (Elle acconri.) El de bon cœur, encore.
TRANQUEYROL.
A la bonne heure ! (Il l'emhrasse à pleines joues.)
MADAME J O U K D E U I L
A nous deux, maintenant. (Elle le fait asseoir.) Mettez-vous là que je vous voie, que je vous regarde bien à mon aise.