‹ ThéâtreChapitre 99 sur 235 · ACTE I, SCENF. I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENF. I

LOUISE, Sûiiriaitt.

Henri est un grand artiste, lui aussi, mais s'il faisait comme mon père, s'il passait tout son temps chez les marchands de bric-à-brac de Versailles à chercher des assiettes à fleurs et des moutardiers Louis XV, je ne sais pas ce que nous deviendrions.

.MADANrE JOURDEUIL, liés hinic.

Voilà de mauvaises paroles, Louise, et qui me font beaucoup de peine. Ce n'est pas ainsi que tu devrais parler de ton père. Pauvre homme ! Lui qui est si bon, qui nous aime tant... non! vrai...

LOUISE, posant sa crème ci s'agenoiiillani près de sa mère.

Tiens ! je suis bête... gronde-moi... que veux-tu? quand je te vois de l'ennui, je deviens méchante. (Bruit de roues, grelots, houquin d'omnibus.) Ah ! l'omnibus, Henri n'est pas loin. (Elle se relève.)

>f A D A M E JOURDEUIL.

Ah ! mon Dieu ! et mes yeux qui sont tout rouges.

LOUISE

Tu as ton livre, cache-toi derrière.

MADAME JOURDEUIL, reprenant son registre.

Tu as raison.

Du reste, attends, je vais faire une habile diversion avec ma crème. (Elle va chercher son plat. On sonne.) Entre donc ! la clef est sur la porte. (On entend grincer la clef dans la serrure, malaihoitcincnl .)

204 Lli SACRIFICE

MADAME JOURDEUIL, ilans son registre.

Et je retiens deux.

LOUISE, kinlaiU son plat viclorleuseiiienl vers la porte qui s'ouvre.

Q.u'est-ce que c'est que ça, Henri ?

SCÈ'hLE II

Les Mêmes, FR ANQ.UEYROL, bnin, hàlé, tenue de voyage, accent provençal.

F R A N Q U E Y K O L , 1res gravement et regarde. >i I la crème.

Ça !... c'est une crème, mademoiselle.

LOUISE, stupéfaite.

Mais, monsieur...

FRANQUEVROL, tenant le plat.

Prenez garde ! l'assiette va chavirer.

>r A D A m E JOURDEUIL, étant ses lunettes.

Qui est là, donc ?

LOUISE, faisant un pas en arrière.

Mais vous vous trompez, monsieur ; qui demandez-vous ?

Oli ! non, je ne me trompe pas, mademoiselle Louise. Je vous connais bien, et cette bonne dame

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