ACTE III, S C 1£ N E IV
SCÈKLE III
FRANaUHYROL, seul.
(Dchotil sur l'iippui Je !a foicirc, regardant l'atelier.)
Quelqu'un?... non! personne... Il me semblait bien pourtant avoir entendu causer... Bah 1 tant pis, je nie risque, zou!... (Il saute.) Enfoncés les cerbères et toute la cerbèrerie... Après tout, quand un homme s'enferme à clef pour se suicider, tous les moj'ens sont bons pour arriver jusqu'à lui. Je suis dans mon droit; il ne me manquait qu'un commissaire de police... Çà! maintenant, orientons-nous... Si mes renseignements étaient bons... si je ne me suis pas trompé de fenêtre... Oui, ça m'a bien l'air d'une salle de dessin, ici... (Regardant sur la table.) Té! pardi ! voilà sa pipe, je la connais bien ; c'est moi qui la lui ai rapportée de Marseille... Bonjour, payse. Ma foi ! je n'ai plus qu'à m'asseoir bien tranquillement, jusqu'à ce que la cloche sonne. (Il s'assied à califourckn sur une chaise.) Puisque c'est ici qu'il travaille, je suis sûr de ne pas le manquer. (Il ccm-
nicnce à bourrer la pipe.)
se È'K.E IV Les Mêmes, HENRI, NAMOUN.
HENRI, ouvrant la porte de droite.
Je VOUS ai fait attendre...
F R A N Q U E Y R O L , 'ourlant.
Non, pas trop.
HENRI, slnpi'fiiil.
Comment?... (A Nanwun.) Qu'est-ce que cel.i veut dire ?
Ewah!... moi niacach counibrenir... Lis autres l.'i tout à l'heure... A brisent lui!... Ci la diable!... (Il
va se coucher daus son tapis.)
HENRI, entre ses dents.
Bon!... bon!... tu me paieras ça...
FRANQUEYROL.
Ce n'est pas moi que tu cherchais, hein ?
HENRI, très ému.
Non! c'est vrai... Par où es-tu entré?
F R AN QU E Y' K o L , montrant la fenêtre.
Par là... Je n'avais pas le choix, tu comprends.
H EN RI , fébrilement.
Enfin, que veux-tu? Qu'est-ce que tu viens faire?
FRANQUEYROL.
T'enlever, pardi!... Tu l'imagines bien que je ne vais pas te laisser ici. Allons! arrive...
HENRI
Tu as eu tort de venir, Pierre. J'aurais mieux aimé... Non! vraiment... J'avais des raisons pour ne pas te voir.