‹ ThéâtreChapitre 17 sur 235 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

BKIGITTE, souriant.

Tout à l'heure c'était Brèchemain qu'on embrassait ; c'est mon tour maintenant ; vous verrez qu'elle embrassera son cousin jusque sur les joues de Léonard.

BRÈCHEMAIN.

Si on attelle l'Alouette, il faut emmener Guillaume pour conduire; car votre vieu,s. Brèchemain n'a plus l'œil assez bon.

Quelle affaire ! nous emmènerons Guillaume...

C'est cela, nous emmènerons Guill.iume, et ici nous laisserons tout grand ouvert : la maison, le jardin, la basse-cour; belle occasion pour les moineaux, les renards et les voleurs !...

BRIGITTE

Qui t'empêche d'emporter les clefs, père Tremblefort ?

BRÈCIIE.MAIX.

Une heure pour fermer, une heure pour ouvrir; voilà, certes, du temps bien employé.

SUZETTE

Dam 1 comment faire? Nous emmènerons Guillaume, et tu garderas la maison...

BRÈCHEMAIN'.

Voilà une mauvaise parole, demoiselle Suzette; vraiment, moi, Brèchemain, son vieux Brèchemain, le patriarche Brèchemain, comme il dit dans sa lettre.

46 LESASSENT s

VOUS me condamnerez à voir mon enfant une heure après tout le monde?... Oh 1

SUZETTE, vivement.

l'ardonnc-moi ; mais alors comment pouvonsnous...

LÉONARD, iousianl un peu.

Hum! hum!

Léonard a raison , parbleu 1 et nous voilà bien embarrassés pour peu de chose.

Votre offre est d'un bon ami, Léonard, et nous l'acceptons de grand ca;ur.

BRÙCIIEMAIN, lui frappant dans h dos.

(^e Léonard! j'ai toujours dit que c'était un bon garçon.

L É O M .\ R D , s'incline cl sourit.

Vous êtes tous bien honnêtes !

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