‹ ThéâtreChapitre 42 sur 235 · EUS !■ A C H E · texte numérisé non relu

EUS !■ A C H E

Aïe! nous y voilà, les assiettes...

BRIGITTE

Au lieu du paisible bien-aimé que nous attendions, il nous est arrivé un pandour en ribote, qui est entré ici la canne haute, le cigare à la bouche, le billet de logement au shako... il nous est arrivé...

EUSTACHE

Peste! comme vous y allez, ma tante : gâte-fète, trouble-joie, pandour en ribote ! C'est beaucoup pour un peu de faïence peinte.

BRIGITTE

Taisez-vous; vous êtes un méchant et un ignorant. Un peu de faïence peinte. Si votre pauvre oncle était là, il vous dirait au juste la valeur et le nom des trois chefs-d'œuvre que vous avez détruits;

moi, je ne puis vous dire qu'une chose, vous avez fait une vilaine action.

EUSTACHE

Voyons, ma tante, calmez-vous, que diable! On vous les fera raccommoder, vos assiettes.

BRÉCIIEMAIN.

Par la même occasion, monsieur le docteur, si on pouvait raccommoder mes artichauts et mes groseilles, cela me rendrait un fier service tout de même.

Bon! à un autre, maintenant; voyons! Que lui ai-je fait à ce vieux père lîréchemain? Ah ! j'y suis... l.i-bas... dans le jardin... n'est-ce pas? en passant j'aurai chiffoiinc quelques herbes...

Quelques herbes!...

SUZETTE, s'approclmnl.

Laisse, mon vieux Brcchemain, laisse. Je suis curieuse de savoir par quelle nouvelle insolence M. le docteur va s'excuser auprès de moi?

EUSTACHE

Comment! Suzon, toi aussi?

SUZETTE

Oh 1 moi, je ne viens pas te faire des reproclies, mais seulement mes offres de service. Oui, mon cousin, dorénavant j'aurai soin, si tu veux le permettre, de te composer une jolie romance tous les

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