SCÈNE III l6l
position. Oh! vous pouvez approcher, il n'a pas l'air
méchant. (André, qui a fait deux pas en avant, s'arrête et pousse un grand cri qui fait bondh' Mascara! en arriére.)
Dominique !
DOMINIQUE. // s'est levé, et, le lu'saue inondé de larmes, lend les hrns d André, qui s'y précipite.
André!... Ah! cher enfant. (Ils restent un moment dans les bras l'un de l'autre.)
Il faut croire que ce sont d'anciennes connaissances! S'embrassent-ils 1 bon Dieu! S'embrassentils!
Ohl je t'en prie, laisse-moi te regarder. Il me semble que je ne t'ai jamais vu... Vraiment, c'est toi, Dominique, mon frère Dominique, notre Domé, comme nous disions.
DOMINIQUE, souriant.
Domé lui-même, en chair et en os... Tiens, que je t'embrasse encore... Tu ne sauras jamais tout le bien que cela me fait de te revoir...
Mais enfin, dis-moi comment?... quand? pourquoi? Parle-moi un peu, voyons! Non, ne parle pas, assieds-toi d'abord, mets-toi Là!... Tu ne t'en iras plus, n'est-ce pas?... Te voilà pour toujours, au moins ?
i62 1. 1; I KÙKU aîné
Oui, oui, pour toujours!
l"u ne nous quitteras jamais?
u o M I N I Ci l; i; .
Jamais !
A N D K i': . Tu nous le promets?
D O M 1 N I Q U i; , wnrianl.
Je vous le promets.
ANUKÉ, allant cl venant comme un fuit.
Ah! mon Dieu! mon Dieu! quel bonheur! Dominique, Dominique est de retour. Comment me m faire à cette idée-là? Dominique est de retour! ^
M ASCAKAT, à part.
Je n'ai jamais vu Monsieur dans un état pareil; il pleure et il rit en même temps; on dirait que l'autre lui a donne son mal.
Ah! cher petiot, que c'est bon de te voir courir dans la maison, comme quand tu étais enfant.
Oh! je n'ai pas changé, je suis toujours enfant, i
tu verras. I
DOMINlQUi;.
Je le vois bien... Ht moi, André, me trouves-tu cl) a usé?