SCENE VI
homme voulut teuter une dernière épreuve et voir s'il pourrait vivre à coté des deux époux. Et alors, il revint, et alors... et al... Non ! décidément cette histoire est trop triste... Je n'ir.ii jamais jusqu'au bout... (Silence.)
ANDRÉ, s'apprcclhint Je lui.
Dominique, mon frère, au nom de notre vieille affection...
DOMINIQUE, sain l'éeoiiter.
Tu voulais savoir pourquoi j'étais parti ce fameux soir d'il y a quatre ans; maintenant, tu le sais. (Baissant la voix.) Je suis parti, parce que tu m'as dit que tu l'aimais; mais tu as menti, tu ne l'aimais pas ! Ah ! c'est que j'ai le droit d'être difficile... Voj'ons, crois-tu que j'aurais fait ce que tu as fait, moi? Si j'avais eu comme toi le bonheur de posséder ce trésor; si, comme toi, j'avais eu la douleur de le perdre, aurais-je songé à le remplacer 1 Dis, le crois-tu?... Voilà! moi, je l'aimais, et toi, tu ne l'aimais pas. (Brusque.) L'as-tu rendue heureuse, seulement? Ah ! c'est que je te connais, maintenant !... j'ai fait le tour de ton cœur. Tiens, il est grand comme ça, ton cœur.
Dominique, je t'en supplie, tais-toi... tais-toi... Je ne puis pas t'entendre plus longti^mps me parler de la sorte.
Oh! j'ai fini; tu ne m'entendras plus. J'ai dit tout ce que j'avais à dire. Maintenant, je vous prie
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de faire descendre mes malles et de dire aux postillons d'atteler.
C L A 1 U H , à Aii.hé.
C'est impossible !... il ne peut pas s'en aller ainsi.
A X D R H , avci tiii Siinolol.
Il faut VOUS occuper de ce départ, Claire; moi, je n'en aurais pas le courage. (Ih soiU'iii pur li jvrie ilc
ga uche .)
SCÈ'K,E m DOMINIQUE, snil.
Pleurez, pleurez..., toutes vos larmes ne me fléchiront pas. Votre maison n'est plus la mienne et je n'y saurais rester une minute de plus. N'y songez pas; c'est impossible 1 ("/r/s/cj Impossible !... C'eût été bien bon, pourtant, de vivre ici, presque à côté d'elle, d'aller lui porter des fleurs chaque jour et de les lui offrir à genoux. Ah ! dites-moi tout ce que vous voudrez, dites-moi qu'il n'y a plus rien làdedans, que l'âme s'est envolée, que celle que j'aime est là-haut I (Où, là-haut ? C'est si grand, là-haut 1) Moi, je ne vous répondrai qu'une chose : c'est qu'on a mis Suzanne là, et qu'à l'idée de m'éloigncr de là, je sens tout mon cœur qui se brise... (Il pleure, lUlvui, devant la croiie'e qui donne sur la eampagne.''