SCENE PREIVriERE
GERMAINE, FRANÇOIS, ('pomsthmi.
Au lever du rideau, Germaine fait de la tapisS' rie près d'un guéridon à gauclic,
TTi.\yço\>.
Dites donc, madame Germaine!
GKHM\I>K.
Eh bien ?
Voilà dans la rue un jrmic homme qui ne c«se pas de icgaidcr iri.
<;i:r.MAi>'E.
C'est quelqu'un qui espionne, comme font beaucoup de gens de ma connaissance.
MAGASIN THEATRAL
FBAUÇOis, à part.
C'est pour moi ça, merci ! {Haut.) C'est qu'il ne quitte pas de l'œil cette croisée.
GERMAMB.
Qu'est-ce que cela vous fait ?
FRANÇOIS
Mais il est très-bien couvert... venez donc voir.
GERMAINE
Mêlez-vous de votre besogne et non pas de ce qu'on fait dans la rue, curieux. [Elle va regarder.) Encore M. Marcel !
FRANÇOIS
M. Marcel'... ah 1 vous le connaissez... vous voyez bien que je n'ai pas si mal fait de vous déranger.
GERMAINE
Qu'est-ce que vous dites donc?... je ne le connais pas.
FRANÇOIS
Il est familier, dans ce cas-là ; voilà qu'il vous fait des signes... bon! bon ! il traverse la rue, il frappe à l'hôtel... entendez- vous?
Mon Dieu !
FRANÇOIS
Ah 1 ah 1 dame Germaine, vous ne disiez pas cela, que vous aviez des intrigues avec des jeunes gens à manteaux I
GERMAINE
Imbécile!
FRANÇOIS
Si ce n'e;t pas vous, c'est donc Madame... ce n'est certainement pas pour moi que ce monsieur vient ici.
GERMAINE
Et qui vous dit qu'il vient ici ?
FRANÇOIS
Tiens, parbleu, je l'entends dans l'antichambre.
GERMAINE
Allez-vous-en... vous avez fini votre ouvrage.
rRANÇOIS.
Un tête-à-tête... rien que cela ! On s'en va, madame Germaine.
GERKAINE, lui indiquant un escalier de service.
Par ici, s'il vous plaît.
FRANÇOIS
Ah! vous avez peur que je ne le rencontre... de mieux en mieux !
Allez, et ne raisonnez pas, ou je m'en plains à Madame.
FRANÇOIS
Ah! c'est cela... Je m'en plains à Madame! Parce que vous êtes sa nourrice, vous vous croyez tout permis... vous allez vous plaindre à Madame, eh bien! moi, je vais prévenir M. Deworde, ah!
Il sort.
gkumaim:.
Allez donc I il est si rapporteur 1