SCENE XIII
FLAVY, DORBEiXDAS, LA VICOMTESSE, MARIE, puis DES Soldats a toutes les portes.
D'Orbcndas et Marie vienuenl du fond.
d'orbendas.
Rassurez-vous, madame, les gens du comte d'Arménis et un détachement de l'armée française viennent d'entrer dans ce manoir, et se rendent
MARIE
Je n'ai pas voulu partir sans vous, ma mère.
Ici les Soldats paraissent et restent au fond ; nuch^ucsuns portent des torches allunie'es.
LA VICOMTESSE, prenant Marie' .
Viens, Marie, viens te jeter aux genoux de ton...
Marie re'siste, la Vicomtesse va à Flavy. FLAVV, l'arrêtant, bas.
Taisez-vous! qu'elle ignore à jamais!... je ne mérite pas de l'appeler ma fille! (Allant à Marie, avec une profonde émotion.) Marie, noble et bonne Marie, pardonnez-moi: vous allez partir avec la vicomtesse pour le château du comte d'Arménis. MARIE, touchée.
Oh 1 monseigneur I
FLAVY
Quant à moi, d'Orbendas, l'ennemi m'attend, je vais marcher à lui...(0>f entend /ec«HOH.) L'Anglais approche!... que la gloire purifie ces journées de désolation et de violence...
d'orbendas, heureux.
Oui, monseigneur, et bientôt de retour...
FLAVV, bas à d'Orbendas.
Ce n'est pas la gloire que je vais chercher, c'est la mort!
Il jette un regard de regret à laVicomtesse et à Marie, qui sont heureuses, et il fait un mouvement pour sortir. — La toile tombe.
D'Orbendas, Flavy, Marie, la Vicomtesse.
FIN
12 Février 1839.
Je remercie de leur puissant concours au succès du drame Le Manoir de Monilouvicr :
M'i« Georges, cette imposante et numismatique beauté de la tragédie antique, cette personnification SI vivante et si animée du drame contemporain, Clytemnestre-Borgia, qui brillerait encore au Théâtre- Français, si le Théâtre-Français savait remettre à son front la radieuse étoile qu'il en a laissé tomber.
M"e Théodorine, cette jeune et belle comédienne, si vraie, si gracieuse à la fois et si spirituelle ; si touchante et si énergique; ce talent si complet déjà et cependant si prometteur encore.
M'ie Georges cadette, labbesse de Sainte-Thérèse, si habile, si digne, si noble, si distinguée, qui a su faire un rôle d'une scène.
M. MÉLi>GUE, le mauvais ange des Marana, le bon ange des Flavy, toujours si brillant, si vigoureux, si dramatique, mais à qui l'occasion avait manqué jusqu'à ce jour, par la nature de son emploi, de révéler avec éclat un talent de haute coméd.ie que les esprits pénétrans avaient soupçonné en lui, et dont il vient d'être atteint et convaincu, au premier chef, et à l'unanimité, sans circonstances atténuantes, devant un jury de deux mille person nés. M. Mélingue ressemble au type bifrons de la Fable, qui riait d'un côté et qui pleurait de l'autre. C'est le double masque du théâtre grec.
M. Grailly, comédien plein de chaleur et de spontanéité, chargé du rôle le plus difficile de la pièce, celai qui demandait tout ensemble de l'empo. nement et de la mesure, et qui a tourné la difficulté en rrai coureur des jeux olympiques, avec une int elligence exquise et un rare bonheur.
M. ToiTRNAN, si fin, si délié, si comique.
Et aussi, chargés des petits rôles, dont ils se sont acquittés à la satisfaction de tous , M. Albert, Mb»»» Dcpost et Cordier, MM. Emile Duplis, Héret, Hippolvte, etc.