SCENE X
VALLIER, puis MARIE, BEAUMONT.
VALLIER, regardant sortir GabricUe.
Elle était ainsi: vive et brillante!... Ces qualités que la société apprécie m'ont séduit moi-même; et aujoiud'hui!... Après tout, le monde ne leur donne-t-il pas cette légèreté?... Je plains la jeune fille qui l'affronte avec un cœur naïf et sans défiance.
BEAUMO'T, soutenant Marie.
C'est vous, monsieur Vallier... Ayez la bonté de prévenir M"^ Lambert... M. Rémond... ma cousine... quelqu'un.
VALLIER
Qu'arrive-t-il?... 0 mon Dieuî presque éva-« nouie!...
BEAUMOT.
Oui... la chaleur... la foule...
VALLIER
Je cours à l'instant...
Il sort.
MARIE
Non... c'est inutile... on respire ici... je ir.a sens mieux... c'est inutile...
BEAIMOT.
Permettez-moi, mademoiselle, de ne pas vous quitter encore... Je nose vous laisser seule.
MARIE
Je suis confuse, monsieur, de toute la peine que je vous ai donnée et du trouble que cet accident aura causé sans doute.
BEAUMONT
Rassurez-vous, mademoiselle, on a ù peine eu le temps de remarquer votre absence... Je vous ai emmenée... Votre frère lui-même, qui dansait à quelques pas de nous, ne s'est aperçu de rien.
MARIE
Je vous remercie, monsieur, de nous avoir épargné, à lui cette inquiétude, à moi 1 embarras d'occuper tout le monde d'une indispositiun qui n'a duré qu'un instant... Voyez... je ne mon ressens plus... J'ai honte de vous avoir fait (juitter le salon pour si peu de chose... J'avais, il est vrai, besoin d'un instant de repos; mais vous? BEAI MONT, aicc cx})rc.ssion.
Moi !... je suis trop heureux, mademoiselle.