‹ ThéâtreChapitre 167 sur 971 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

MARIE, assise, ayant auprès d'elle sur la table tin écrin ouvert. Elle tient une lettre à la main, et lit.

« C'est moi qui suis coupable... moi seul... Ne ï) vous accusez pas, Marie: j'ai des remords quand » je vous vois triste.», je vous aime plus que ma » vie , et jamaisje ne me séparerai de vous.» [Elle

s'interrompt. ) Jamais! et pourtant voilà deux mois qu'il est absent!... Oh! mais il a dit : Jamais !... Quel motif aurais-je de le soupçonner, lui, si plein de délicatesse et d'honneur en toutes choses? Pourquoi ne serait-il pas envers moi ce qu'il est envers tout le monde? Est-ce que ce serait moins mal de me tromper que de manquer à un ature engagement? Oh! non... bien plus infâme, au contraire. Ah! quand ces idées-là meviennent

MARIE REMOND

ma tête est pleine d'extravagances... Et puis, cela m'attriste encore et me rend injuste. {Elle a reynis dans l'ccrin ses lettres, et est allée déposer le tout dans un petit meuble qui est à droite. Au moment oà elle le referme , elle entend du bruit, et retire vivement la clef.) Ah 1

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