‹ ThéâtreChapitre 201 sur 971 · CHARLES, MARGUERITE · texte numérisé non relu

CHARLES, MARGUERITE

MARGUERITE

Écoute, enfant : tu m'es dévoué?

CHARLES

Ne suis-je pas votre filleul , ainsi que la belle Marie Swart ?

MARGUERITE

Tu connais la taverne de Nicolas Forster ?

CHARLES

Oui, madame, à quelques pas d'ici.

MARGUERITE

Tu vas t'y rendre ; tu la feras ouvrir en mon nom ; tu y trouveras un jeune homme... Tu demanderas à ce jeune homme s'il est chargé d'un message pour moi, et s'il te répond oui, tu me l'amèneras le plus secrètement possible... Je compte sur ton zèle et ta discrétion ; tu seras récompensé au retour.

Elle rentre dans son appartement.

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CHARLES, seul.

Récompensé, dit-elle?... oui, comme à l'ordinaire, par quelque bagatelle... Ah! quand donc n'aurai-je plus seize ans, et deviendrai-je écuyer? Alors, on ne vous paie plus en telle monnaie; mais en bons écus au soleil, et vous avez le droit de boire, de jouer, de faire tapage, et de rendre mieux que des coups de poing aux truands qui vous insultent ; puis alors, on peut déclarer sans trembler son amour à la dame de ses pensées, tandis qu'un pauvre page... Oh! miss Marie! miss Marie!... C'est elle !

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