CHARLES, MARIE
MARIB, sortant de l'appartement de Marguerite. Ah! c'est toi, Charles?
CHARLES
Si je vou.s importune, miss Marie, je m'éloigne.
MARIE
Demeure un moment : tu n'es pas un étranger pour moi... C'est toi, qui, le premier dans cette cour, m'as montré un visage ami et un cœur dévoué; aussi t'ai-je donné toute la confiance que ton âge pouvait recevoir.
CHARLES
Et j'ai tâché de m'en montrer digne... Hélas! pourquoi n'ai-jc pas de plus heureuses nouvelles à vous annoncer?... Ce jeune homme qui vous inspire tant d'intérêt...
Eh bien ?
CHARLES
Mon frère s'est rendu à Dublin pour s'informer de lui; mais depuis un an il n'y a pas reparu.
MARIE
Qu' est-il devenu ?
CHARLES
On l'ignore.
MARIE
Depuis que Marguerite m'a fait quitter précipitamment le comté de Sussex, après la mort de mon père, rien n'a pu m'apprendre quelle retraite il a choisie, si le ciel permet qu'il existe encore.
CHARLES
Vous l'aimez bien?
MARIE
Dieu le sait!
ru An LES.
Qu'il est heureux !
MARIE
Que dites-vous?
CHARLES
Rien... o!i ! rien... Il ne faut pas faire attention à mes paroles... Je vous quitte pour remplir tout près d'ici une commission d'une grande importance... Je crois qu'il s'agit de ce prince échappé autrefois à ses assassins... M™<= Marguerite l'attend... Elle ne vous l'a pas dit peut-être; mais moi, je vous dis tout, je vous suis si attaché !... Comptez toiîjours sur moi... Adieu!
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