I.K COMTE, (/ ])art
Qu'ai-jeenlcndu?... le maladroit! c'estsa faute!
LK DUC
Pauvre comte, il a certainement de l'esprit, du talent : mais il est ridicule.
ItlI.OBKIlT.
Je ne trouve pas.
LE DUC
Mais je trouve, moi.
LE COMTE, il part.
Malédiction I
LE DUC
Il est vieux et veut faire le jeune homme avec ses habits prétentieux et son gros vciilrc.
RIGOBERT, à part.
Gros ventre! Je suis perdu! {Haut.) Votre altesse est dans l'erreur.
LE DUC
Tu oses me contredire, insolent !
Non, monseigneur, au contraire, je suis de votre avis. ( A part. ) Je ne sais plus à quel saint me
vouer.
LE DUC, riant.
Nicodème m'a conté de bien bonnes histoires sur M. de Cardonelli... je ne puis me les rappeler sans rire... Ah!ah!ah! figure-toi... ah! ah!aht
Il rit Ircs-fort.
RIGOBERT, riant aussi, d'u7i ton forcé. Ah: ahl ah! c'est très-plaisant! Ah! ah! ah!
LE COMTE, entrant, bus à Rigobert.
Tu m'as trahi, misérable !
RIGOBERT
Mais non !
LE COMTE, au Duc.
Je viens annoncer à votre altesse que le traité d'alliance avec la Toscane est signé.
LE DUC, se levant et passant à droite. C'est une excellente nouvelle.
LE CO.MTE, au Duc.
Votre altesse est-elle toujours contente de son bouffon ?... l'a-t-il bien fait rire?
LE DUC
Non, oh! non!. .
LE COMTE
Votre altesse lui a dit que s'il s'avisait de devenir maussade, elle le renverrait... RIGOBERT, au Comte.
Monseigneur, je vous assure...
LE DUC
Tu as été très-ennuyeux... j'aurais le droit...