BATHILDE, MARCEL, GUILLAUMIN
BATUiLDE, se tordant les bras.
Deworde!... Deworde!... Deworde!... ah !...
MARCEL, « (jenoux devant elle. Mais... si vous ne l'aimez pas, lui... vous m'aimez donc, moi?
BATHILDE
Vous... je vous méprise I
MARCEL
Ah!... Songez que je suis toujours le maître...
Guillaumin entre; à mesure qu'il c'coutc l'indignation se peint sur son visage.
BATHILDE
Vous n'êtes plus le maître que de ma vie, monsieur... Mon bonheur... il est perdu... Ma répu-
tation... elle est perdue!... Oh! je vous le dis, vous m'avez faite si malheureuse, qu'il ne me reste plus que la vie... et vous serez assez lâche pour ne pas la prendre ; car le sang se paie avec le sang.
MARCEL
Prenez garde!...
BATHILDE
Oh! maintenant, c'est moi qui commande!... [A Guillaumin. ) Monsieur, donnez-moi le bras... et conduisez-moi hors de cette maison.
MARCEL
Guillaumin... je te le défends!
BATHILDE
Je me mets sous votre sauve-garde, monsieur... J'en appelle à votre dignité d'homme !... On m'a fait violence pour m'entraîner ici... on veut me faire violence pour m'empêcher de sortir... Le souifrirez-vous ?
GUILLAUMIN
Eh bien! non, madame.
BATHILDE, lui montrant les pistolets.
Alors, prenez ces armes... et s'il le faut, défendez-moi.
MARCEL, avec explosion.
Guillaumin, misérable sot!
GUILLAUMIN
Écoute, Marcel... J'ai tout entendu, et j'ai une conscience, moi... Je vois que tu veux faire une chose que tu n'as pas le droit de faire... une chose infâme !... Eh bien ! tout mon ami que tu as été, si tu fais un pas vers madame , je te brûle la cervelle... aussi vrai que je m'appelle Guillaumin !...
Oh!...
GUILLAUMIN
Prenez mon bras, madame., conduire?
BATHILDE
Au couvent de la Visitation.
Marcel clicrclie à s'(îlancer Vers Balliilde ; mais Guillaumin le contient avec les pistolets ; enfin, il tombe e'puisé sur un fauteuil.
MARCEL, reculant.
Où faut-il vous
FIN
PARIS. — IMPEIMERIE DE M"»« V» DONDET-DTJPBE,
rue Saint-Louis, 46, au Marais.