ACHILLE, FABIUS
ACHILLE, ail domestique.
Sortez.
FABIUS, prêt à lui tendre les bras.
Mon...
ACHILLE
Monsieur le marquis, je croyais que vous refusiez de me recevoir.
FABIUS, à part.
Lui aussi... Ah! mon père n'a pas voulu avoir à rougir devant ses deux fils.
ACHILLE
Monsieur, mon père ignore l'explication que je viens vous demander, j'aime à croire que vous trouverez également juste de la cacher à votre mère.
LE FILS DE LA FOLLE
FABIUS
Je ferai ce qu'il vous plaira.
ACHILLE
Hier, monsieur le marquis, mon père me supposait envers M"* d'Esgrigny des torts que je n'avais pas. Cependant, du moment que j'ai pu croire que sa réputation aurait à souffrir de mes assiduités , j'ai consenti à réparer ce tort involontaire.
FABICS.
C'est d'an homme d'honneur... et je vous en remercie.
ACHILLE
Mon père a demandé pour moi la main de M"« d'Esgrigny.
FABIUS, à part.
Ah ! je ne m'étais pas trompé.
Voici la réponse de M^^^ la marquise; lisez. FABIUS, Usant.
« Jamais la fille du noble marquis d'Esgrigny » n'entrera dans la famille de l'assassin de son » père; jamais elle ne portera un nom que je » veux vouer au mépris et à l'exécration publi- » que. » Ah! mon Dieu!...
ACHILLE, qui ciail au fond, descend la scène.
Monsieur le marquis, une mère n'écrit pas une pareille menace sans que le fils sur qui repose l'avenir de son nom ne se soit associé à ses projets.