‹ ThéâtreChapitre 306 sur 971 · URSULE, LOUISE, LA MARQUISE, LE VI- COMTE, LE MARQUIS, LÉON, KIMOIS · texte numérisé non relu

URSULE, LOUISE, LA MARQUISE, LE VI- COMTE, LE MARQUIS, LÉON, KIMOIS

Domestiques avec des (lambeaux.

LA MARQUISE, au Vicomte, en entrant.

Comment, Arthurl nous serons privés de la présence du comte d'Avarenne ?

LE VICOMTE

Daignez l'excuser, madame la marquise; il m'a chargé de vous témoigner tous ses regrets; mais vous savez combien il est esclave de son devoir, et des dépêches de la plus haute importance le retiennent à Grenoble...

LE PROSCRIT

LE MARQUIS

Des dépêches importantes?

LE VICOMTE

Un nouveau complot découvert à Paris...

LA MARQUISE

Encore des complots, des révolutions!

LOUISE, a pari.

Encore des victimes !

LE MARQUIS, s'approchant du Vicomte.

Et connait-ori déjà les détails?...

LE VICOMTE, iinterrompniit.

Je vous dirai tout cela, marquis... Je vous apporte des instructions de mon père... mais avant (il s' avance près (ie Lo!«'«e *) permettez-moi de remercier votre sœur et de lui dire combien je suis heureux et fier qu'elle ait consenti à me contier son bonheur!...

LOUISE, lui abandonnant sa main.

Je vous crois, Arthur!

URSULE, à pari.

Pauvre enfant!

LA MARQUISE

Monsieur le vicomte veul-il me permettre de lui présenter mon second fils, le frère de Louise... LÉo>, a part.

Pas un mot de mon père !

LA MARQUISE

îsté vient de lui accorder les épaulcltes 3utenani.

Léon passe prés du Vicomte**.

E VICOMTE, affectueusement.

1 iz ado[)té une belle carrière, monsieur,

)us impose de grands devoirs.

LÉON

J'espère les remplir avec honneur, monsieur.

LE VICOMTE

Quand on porte un nom illustre comme celui du général Dubourg, c'est avec gloire qu'il faut le soutenir.

LÉON

Ah ! merci, monsieur, merci !

LE VICOMTE

Et maintenant, permettez-moi devons demander votre amitié 1

Deux mots viennent de vous l'assurer à jamais, monsieur le vicomte : vous avez rendu témoignage à l'honneur de mon père, et promis le bonheur à ma sœur, nous sununes amis.

Ils se pri-nni.-nt la main.

LA MARQUISE, assez mfcontenie.

C'est fort bienl... Mais n'oublions pas que l'on nous attend... Louise, es-tu disposée à partir?

LOUISE

Quand vous voudrez, ma mère.

Les deux, dames foiil leurs préparatifs de départ. Léon donne des ordres aux domestiques.

* Ursule, r.ouisc, le "N'ieomtc, la Marquise, Léon, le Marquis, Kimois.

" Ursule, Louise, le Vicomte, Léon, l.i Marquise, le- M.irquis, r^'itnois.

LE MARQUIS, has au Vicomte'.

■Vous disiez que vous m'apportiez des instructions?

LE VICOMTE, bas.

On soupçonne fort que quelques condamnés contumaces sont cachés aux environs du château pour tenter un mouvement... et comme la force armée dont vous pouvez disposer comme maire de ce pays ne serait peut-être pas sufiîsante pour les faire arrêter, ne vous étonnez pas si vous voyez des agens rôder aux alentours; ne vous blessez pas de ces dispositions.

LE MARQUIS, l'interrompant.

Vous savez qui je suis! je n'ai qu'un désir... celui de prévenir les complots des ennemis du gouvernement... et [mimirani Ximois) voilà un homme qui pour de telles expéditions vaut a lui seul tous vos agens. [A la Marquise.) Allons*, ma mère, il est temps de nous rendre à l'église. LE VIC0.MTE, allant ù lu Marquise.

Madame la marquise veut-elle accepter ma main?

La Mjrquise prend la main duVitonite.

LE MARQUIS, bas à Nimois qui lui remet son chapeau.

Tu as entendu ?

NIMOIS, bas au Marquis.

Oui, monsieur le marquis.

LE MARQUIS, présentant ta main à Louise. Louise !

P^lle prend la main du Marquis.

URSULE, à Léon qui sort le dernier.

Vous n'avez pas interrogé votre sœur!

LÉON, bas à Ursule.

Silence! Ursule !

Il sort.

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