‹ ThéâtreChapitre 327 sur 971 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

LE VICOMTE, seul.

Ni terreurs, ni remords!... ses terreurs, oui, elles peuvent disparaître avec celui qui les cause... mais ses remords! ah! si ce que je n'ose supposer était vrai, dans une ame comme celle de Louise qui n'a pu être égarée, mais oii l'honneur parle encore, ma générosité ne ferait que les accroître... Elle m'aime, dit Léon, oui, je crois qu'elle m'aime, et c'est précisément cet amour qui lui fait jeter sur son passé un regard si épouvanté... Et moi, de quel œil vais-je l'interroger maintenant ? lorsque, aveuglé par ma passion, j'eusse démenti hier quiconque eût voulu élever un doute sur sa pureté... Et aujourd'hui... Ah! aujourd'hui ma passion m'égare encore, elle me montre dans un événement que le hasard seul a amené la conséquence d'une faute qu'on m'a cachée... Oh! non, ce n'est pas possible!... j'oublie combien Louise est faible devant la plus légère émotion... combien son ame, à force de souffrir, est devenue timide et douloureuse !0i ■ ■ '

que ancien ami de Georges, quelque de cette armée de Napoléon, qui étaii ■ .

famille oii chacun est solidaire de l'I ■■-

autres... Qui sait quels reproches C( pu adresser à Louise?... Ahl oui, ce des souvenirs de proscription qui la ainsi... oui, son frère a raison, ce sonti ■. inimplacables de la politique qui l'épouvâùniùi,... elle est pure de toute honte, et c'est à moi à la délivierde toute crainteetde tout remords... Ah! Louise, pardonnez-moi... Lavoicil... comme elle est pâle!... de l'indulgence et de la pitié pour tant de douleur I

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