GEORGES, LE VICOMTE
LE VICOMTE, 5e croyant seul.
Ah ! que faire ! que faire ! après un tel aveu ? GEORGES, qui a entendu la dernière partie de la scène et entre précipitamment.
Après un tel aveu, monsieur le vicomte, ma vie doit vous être insupportable comme la vôtre m'est odieuse.
LE VICOMTE
Monsieur,..
GEORGES, avec fureur.
Oh! tenez!... nos instincts de haine nous avaient mieux guidés que ces vains sentimens de générosité.
LE VICOMTE
Vous n'êtes plus mon ennemi, monsieur!... GEORGES, de même.
Mais vous êtes encore le mien... Mais Louise vous aime, et vous aimez Louise... eh bieni délivrez-la de moi! délivrez-la d'un homme qui maintenant, quoi qu'elle f^ssc et quoi qu'elle dise, ne sera plus pour elle qu'un maître implacable et jaloux... Voici vos passeports, et la mort m'attend à Grenoble.
Il les cljcliire et les jette à terre.
Votre grâce y serait avant vous.
GEORGES, avec rage.
Eh bien! battez-vous avec moi, et tuez-moi !... car je vous tuerais que je serais encore jaloux de votre souvenir que je ne pourrais pas tuor aussi... Sauvez-vous!.., sauvez-moi!... sauvez Louise!... Moi, vivant, il n'y a plus de bonheur pour elle en ce monde.... au lieu que .«i vous me tuez... eh bien, monsieur, l'avenir sera à vous comme vous le désiriez.
LE VICOMTE , se retenant encore.
Ah I prenez garde 1 ne me donnez pas celte espérance!,.,
GEORGES, dans le plus grand désordre.
Je vous l'offre, monsieur... et sur mon honneur, je vous jure que j'absous Louise par avance de l'amour qu'elle aura jtour vous.
LE VICOMTE, éclatant à son tour.
Ah! je sais bien qu'elle ne peut être à moil
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mais puisque vous le voulez, et puisque vous la menacez de tant de malheur, ce ne sera pas pour l'obtenir, mais ce sera pour vous l'arracher que je vous la disputerai .
GEORGES, avec joie.
Enfin!... Allons, monsieur!...
Ils vont pour sorlir, Louise se présente ; elle est pâle, echevelée, cl peut à pciui; se soutenir.
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