‹ ThéâtreChapitre 352 sur 971 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

LÉON A, LAURE. LE CllKVALIKR DES GRAVAUX. GllILIO.

LE CHEVALIEK. eu t)ll>uni.

Eh 1 je vous le disais bien , seigneur Giulio, (jue ma charmante cousine devait être ici. ( A Laure. ) Nous ne sommes pas importuns... nous ne vous dérangeons pas? Dites... nous nous relirons

LAUIIE.

Demeurez, messieurs, demeurez.

LE CHEVALIEtt.

A la bonne heure !

iilL'LIU.

.Mille remerdmens, mademoiselle, de celle l;rucieu^e faveur.

LALUK, (( Giulio.

Au surplus, monsieur, vous disiez hier que vous ne connaissiez pas encore la bibliothèque du ch,ileau de Cadenet... vous y voilà... voyez .. visitez nos iaihies richesses...

GltlLIO.

Vos faibles richesses'.... j'ai rarement vu une .'lussi nombreuse collection de livres que celle-ci.

LAUKK.

El ce sont tous ouvrages choisis.

LK CHKVALlEit.

Ail! c'est que mon cou>in le baron de Cadenet <i luujour.s su séparer l'ivraie du bon grain. GIULIO qui a pris un livre sur un des rayons' . Les œuvres de Pétrarque!

LAL'RE

C'est un beau livre: le nom de celle qui l'a inspiré ne mourra jamais.

LE I.IIEVAI.IKII.

Rien des temmes lui ont envié celle gloire Iri- Mtle; c'est pourlanl |>eu de chose pour I orgueil d'une noble dame que les chansons d amour d'un pauvre poêle.

LALIIK.

Al) ! chevalier... l'ami du cardinal Culonna '... I <imli.'issadeur que Rome envoyait au saint père.' I.' poeie couronné au Capitole!

LE tUEVALU.K.

L HMianl d une femme qui ne fut célèbre que l-ar sa be.iuté

LAtlIE.

Elle fui aussi une femme sage, une femme iorte.

LK CUEVALIKU, à Giulio, eu lui montrant un jior •

trait xuspcudu a un des panneaux de la salle.

Mais tenez , seigneur (iiulio, voici le portrait de celle Laura

GIILIO.

Eh quoi: ce ch;irmanl portrait... mais je l'aurais pris pour un poitrail de famille

LeonA, F.aiirr, (riiiliu, U- rliuvalii'i I ),-»!; i-.i vain

LK CIIKVAI.IEH.

Mais c'en est un aussi... cette madonna Laura était fille d'Audibert de Nangis, chevalier; elle épousa Hugues de Sades'. Vous vous nommez aussi Laure de Nangis... vous êtes belle. . ne pensez- vous pas que quelque jour nous aurez aussi votre poète ?

LAl'KE.

Tous ces rêves d'amour el de poésie ne sont qmdans les livres; il n'y a rien de tel dans la vie. GIULIO, a part.

Pauvre fille! elle doute encore de ma sincérité. Oh : mais je lui reparlerai, et elle ne doutera plus de moi.

i:>' VALET, entram.

Mademoiselle, madame la marquise, votre tante, vous fait appeler.

LALIIE.

J'y vais. [A Giulio tt au chevnlit-r.) l'ardon, messieurs, veuillez m'excuser.

LÉo>A , à pan.

•Je ne sais pas. mais il me semble quelle obéit a regret aux ordres de la marquise; j'éclaircirai cela

Elle Suri avec Laure.

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