‹ ThéâtreChapitre 360 sur 971 · LE CHEVALIER, LE RARON, LAURE, LÉONA, LE COMTE, GIULIO · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, LE RARON, LAURE, LÉONA, LE COMTE, GIULIO

LAURE, entrant avec Lêona et s'arrêiant sur le seuil de la parte.

Ciel ! le comte de Mauléon.

LÉONA, bas.

Prenez garde, mademoiselle ; il vous regarde!

LE BARON

Avancez ma nièce, avancez.

Il fait signe à Le'ona de sortir ; celle-ci oLe'it. LE CHEVALIER.

Ma belle cousine, comme vous voilà pâle et défaite! Est-ce avec ce visage que l'on reçoit un

liancé?

LE BARON, ù Laure.

Est-ce la présence de monsieur de Mauléon qui vous a troublée ainsi? Mais il aurait droit de s'en plaindre comme d'une injure, et moi, votre oncle et tuteur, je ne dois pas la souffrir. Souvenez-vous que dans quelques mois vous devez épouser monsieur de Mauléon, et dès à présent excusez-vous de l'accueil inconcevable que vous venez de lui faire.

I LE COUTE

I Âssezi monsieur, eusseï*. mademoiselle ne me

LE CHATEAU DE SAINT-GERMAIN

doit point d'etcuses; c'est moi qui lui en devrais peut-être pour mètre présenté aussi inopinément dans ce château. A Dieu ne plaise que je veuille la tourmenter du moindre souci I

LAURE

Pardon, monsieur, mais en ceci il n'y a rien qui vous regarde; je suis souffrante, malade, voilà tout, et je vous demande la permission de me retirer.

LE BABON.

Mademoiselle, je ne tolère pas volontiers les caprices; restez, je le veux.

LAURB, à part.

0 mon Dieu!

Elle Ta s'asseoir dans le granJ fauteuil, i droite. LE BAROX, à part.

Va, pauvre enfant! achève tonsacrifice,illcfaul! cet homme doit recueillir tout l'héritage de notre maison... tout lui appartient de droit, tout, et toi même, notre plus riche joyau.

LE COMTE, qui a gardé un morne silence, semble

prendre son parti, et s' approchant de Lattre, il

lui dit d'une voix basse, niais décidée.

Mademoiselle, j'ai lieu de craindre que ma présence ici vous soit en ce moment peu agréable... je compte répartir très-promptcmcnt; mais avant, je réclamerai la faveur d'un entretien particulier, £i monsieur le baron le permet,

LE BARON, à Desgravaux et à GiuUo.

Venez, messieurs, relirons-nous. {Ah comte de Mauléon.) Monsieur, vous pouvez ealreteuir ici sans témoin M"« de Nmigis.

LE CHBVAMER, à part.

Tout cela me paraît fort étrange!

GiDLio , bas au Baron.

Riais, monsieur, vous sacrifiez votre nièce en la mariant à cet homme.

LE BARON, bas.

J'ai donné ma parole, je la tiendrai.

Le Baron, le Chevalier el Giulio sortent parle fond, • v^A^\^vv\\v^\'^\v\\v\^wvvv^\wvwvv\w»v\Avv^vvvvwv^\v\\^vv

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