‹ ThéâtreChapitre 361 sur 971 · LAURE, LE COMTE · texte numérisé non relu

LAURE, LE COMTE

LAURB, ait Comte.

Parlez, monsieur ; je suis ici pour vous écouter.

LE COMTE

Mademoiselle, je n'ai rien à vous dire que vous ne sachiez déjà; mais peut-être est-il bon de vous le rappeler. II y a trois mois, nous avons été fiancés par l'église et par un contrat. Vous avez obéi aux ordres de M. le baron, je veux le croire ; mais vous avez obéi sans haine et sans répugnance. Depuis, de malicieux conseils se .«ont mis entre vous et moi, et ils ont porté leurs fruits, je le vois bien. Ce n'est pas vous que j'accuse de ce changement ; mais M"'« do Faverney, que de mal ne m'a-t-elle pas fait dans votre esprit !... Comment

j donc ai-je mérité cette haine et cet acharnement? Que s'est-il passé ici, que vous me receviez avec une contenance si morne, et les larmes dans les yeux?

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