‹ ThéâtreChapitre 506 sur 971 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

HÉLÈISE, JULES.

Eu ce moment , on voit Hélène qui, faible , haletante , brisée de faiigue et de terreur , s'avance avec peine et vient tomber aux. pieds de Jules.

HÉLÈNE

Jules! Jules!... toi! toi!...

JOLES , se relouruant.

Grand Dieu! Hélène! toi! toi! seule en ce Ii«u !

Jlla soutieul dans ses bras.

HÉLÈNE

Oui, moi, moi, qui te disais hier : Si la violence me menace, je saurai m'y soustraire et me remettre en ta puissance; et qui, menacée aujourd'hui par la violence, viens te dire : Jules, me voilà à tes genoux, comme hier, à l'heure de XAve-Mnria.

Elle s'ageuouille.

JULES

Mais cette lettre !... cette lettre !

HÉLÈNE

Oh I arrachée par les menaces de mon père!... {Lui monirani son poignet meurtri. ) Tiens... Yoisl... ils m'ont brisée!...

JULES, couv7-ant de baisers le bras meurtri d'Hélène.

Oh!... et je t'accusais!... Ohl sois bénie pour ta présence! sois bénie, et pardonne-moi de t'a- Yoir méconnue. ' Viuement. i Mais qui t'a dit, pauvre ange, que je fusse en ce lieu ?

HÉLÈNE

Un moine.

Un moine !

HÉLÈNE

Oui, un moine inconnu, que j'ai rencontré près de ta demeure, et qui m'a indiqué cette bôtellerie.

JULES

Voilà qui est étrange!... quelque espion sans doute, encore quelque trahison! Mais que m'importe, à présent que je te vois, que je suis sûr de toi, de ton cœur? que me font Campireali et Orsini réunis? que me font les trahisons de ton père... les menaces de ton frère? Ton frère!... tiens, il était là tout-à-l'heure, m'adressant les injures les plus violentes, les provocations les plus amères... il brûlait de répandre mon sang ; 1 amenacé ma vie, ton frère!...

BBLÈNC.

Grand Dieu !

JULES

Oh! rassure-toi. [Avec tendresse. ) Il ne sait pas les liens qui m'attaclient à lui ; en vain il me provoquerait; ton nom et ton image sont là pour |. le défendre, {Avec exalianon. ) Ton frère, je | l'aime! oui, je l'aime en loi; ton frère, je lui pardonne! j'oublie ses torts, ses menaces, ses J outrages, j'oublie tout pour loi, sa sœur, toi qui m'aimes!... (-âiecexp/o.s/o«.j Est-ce que je ne suis i pas payé de tout par ton amour ?

HÉLÈNE

Mais Orsini, Jules, Orsini!... dans huit jours je serai sa femme !

La femme d'Orsini!... oh I que non pas!

HÉLÈNE

Non, dis-tu?

JULES

Non... si tu es la mienne aujourd'hui.

HÉLÈNE

Ta femme!...

JULES, avec force.

Ouij il faut qu'un saint mariage...

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