SCENE VIII
HÉLÈiNE, JULES, RANUCCIO.
RANUCCio, vivement.
Un mariage!... et avec qui?
JULES, la découvrant.
Avec elle, Ranuccio !
Il lui montre Hélène.
RANUCCIO.
Hélène Campireali !
JULES
Non; mais mon Hélène, à moi, mon Hélène, qu'ils ont voulu me voler, et qui malgré eux m'appartient encore! mon Hélène, qui a tout quitté pour son époux!... Oui, ton époux!... car je le suis déjà devaut Dieu ! et il faut que je le sois, aujourd'hui, à la face des saints autels!
HÉLÈNE
Aujourd'hui!...
Il le faut, vois-tu, il n'y a plus que ce moyen de nous sauver !
HÉLÈNE
Jules!-..
JULES
Hésiterais-tu 7
HÉLÈNE, très-êmue.
Non... mais cette union, qui la bénira ?
JULES
Oh ! la madone nous viendra en aide!...
LABBAYE DE CASTRO
BANCCCIO.
Mais quel prêtre oserait braver la colère des Orsini?... 0 père Anselme, toi qui n'avais peur de rien, où es-tu? .. voilà une belle occasion pour toi de montrer ton courage!
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SGEINE IX.
HÉLÈNE, JULES; UN RELIGIEUX de haute taille et encapuchonné parait à la porte du fond, €t doit éire vu de profil; RANUCCIO à l'avant-scène de gauche.
LE RELIGIEUX, d'une voix grave ei sonore. Me voici; qui m'a appelé?
Mouvement.
RANCCCIO, Stupéfait.
Le père Anselme !
HÉLÈNB.
. .Le moiae de toul-à-l'beure!...
Hélène el Ranuccio s'inclinent pendant toute celte scène.
JULES, remontant un peu et d'un", voix émue- Qui que vous soyez, mon père, je vous adjure ici de m'en tendre Je suis Jules Brachioforle, Tin soldat 1 un homme du peuple! celle que j'aime, la fille des Campireali... on veut la sacrifier à une politique ambitieuse, à l'alliance des Orsini! oserez-vous la sauver et nous unir?... oserez-vous assumer sur voire tête la vengeance de deux familles ?