‹ ThéâtreChapitre 510 sur 971 · LE COMTE, FABIO · texte numérisé non relu

LE COMTE, FABIO

FABIO

Mon père, n'avez-vous rien trouvé d'étrange dans les manières de ces deux moines?

LE COMTE

Pourquoi?

FABIO

K'avez-vous pas remarqué comme moi, que le plus grand a passé fièrement, et sans nous rendre notre salut?

LE COMTE

Sans doute absorbé qu'il était par ses prières.

FABIO

Je croirais plutôt que, de sa part, c'a été méchante intention ; car, sur un mouvement que j'ai fait vers lui, je l'ai vu porter vivement la main à sa ceinture, comme s'il cherchait un poignard.

LE COMTE

Quelle idée!

FABIO

J'ai regret à présent de n'avoir pas levé leurs capuces, nous aurions vu leurs visages.

LE COMTE

La nuit est venue; il est temps de partir et de retourner au palais.

Ils se disposent à sortir.

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