‹ ThéâtreChapitre 512 sur 971 · I.K COMTK · texte numérisé non relu

I.K COMTK

Demain, madame, tout sera terminé.

t\ COMTESSE, Stupéfaite cl Iremblaulc.

Demain !... que voulez-vous dire?

LE COMTK.

Que demain noire lille Hélène épousera Octave Orsini.

LA COMTESSE

Demain!... deiisain! mais c'est impossible... mon Dieu I Mais vous ne savez donc pas! {Avec désespoir. ) Mais c'est votre enfant aussi... et vous ne voudriez pas la sacrifier ! {Courant à son fils.) Fabio. mon fils, c'est votre sœur!... Mais aidezmoi donc à fléchir votre pcre, aider-moi donc à trouver des paroles qui aillent jusqu'à son cœur! FAnio.

Moi ! que je demande a mon père de rélraclci

MAGASIN THEATRAL

sa parole, de céder aui caprices d'une malheureuse qui déslionore notre famille! Jamais, madame, jamais...

LA COMTESSE

Oh ! vous êtes bien cruel, Fabio !.. . et Dieu ne bénit pas les enfans qui n'entendent pas la prière de leur mère!

LK COMTE, remontant la scène.

Assez, madame, assez! j'ai bien voulu écouter vos plaintes, parce qu'elles ne devaient rien changer a ma détermination... A présent, il se fait tard, il est temps de partir... et demain, de retour dans notre palais d'Albano, j'appellerai ma fille.

LA COMTESSE , raillant.

Oui... oui .. Et demain, de retour dans votre palais d'Albano, vous appellerez votre fille... et la voii de votre fille ne vous répondra pas. car votre palais est désert, et vous n'avez plus de fille! LE COMTE, redescendant vivement avec son fils.

Que voulez-vous dire, madame!

LA COMTESSE

Je veux dire que, réduite au désespoir par vos rigueurs, poussée à bout par vos violences, votre fille a fui ce matin et vos rigueurs et vos violences !

FABIO

Quelle audace !

LE COUTE

G rage !

LA COMTESSE

Voilà, voilà le malheur que je voulais vous épargner à tous deux. Quand je suis venue ici, si vous m'aviez entendue, j'aurais été lui porter votre pardon!... je lui aurais tendu les bras de loin, moi , et fùt-elle en marche avec son ravisseur, vous auriez vu de quel côté elle aurait couru... [Raillant. ) Mais non, vous n'entendez rien ! vous ne voulez rien entendre ! j'ai beau vous crier : Pitié pour moi, pour vous, pour l'orgueil de votre nom!... vous êtes impitoyables! [Avec ejcplosion.) Eh bien! recueillez donc ce que vous avez semé!

FABIO

Mon père, elle ne peut être qu'avec son Jules! lui seul peut l'avoir enlevée!

LA COMTESSE, les bravant.

Oui, oui, elle est avec lui!... je le sais, moi! moi, à qui elle l'a écrit!... car ce n'est pas moi qu'elle a trompée, ce n'est pas moi qu'elle a fuie ! (venant au Comte) c'est vous!... c'est votre effroyable tyrannie !

LE COMTE, furieux, la prenant par le bras. Madame...

LA COMTESSE , pleurant.

Oh ! quel mal pouvez-vous me faire à présent ? vous m'avez pris ma fille.

LE COMTE

Mais où donc s'est-elle réfugiée l'infâme l

MATTEO, entrant.

Madame, je viens...

lls'arrcle ta voyant le Comte.

LA COMTESSE

Tais-toi!

LE COMTE

Parle, je te l'ordonne.

MATTEO, après avoir hésité.

Monseigneur, j'ai fait des perquisitions comme M""^ la comtesse me l'avait commandé.

Eh bien?

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