‹ ThéâtreChapitre 513 sur 971 · MATTEO · texte numérisé non relu

MATTEO

On a vu la signora gravir la montagne.

FABIO, vivement.

La montagne!... elle a dû passer par ici... ( Se rappelant. ) Oui, oui, elle était la.. . ce matin...

Sur un gt-ste du Comte, I.uidgi enire cliz Sciotli.

LA COMTESSE, allant à la table.

O mon Dieu, toi qui sais où elle est, daigne protéger ses pas.

LCiDGi, ressortant.

Monseigneur, je suis sûr que la signora n'est pas là... mais ce bracelet trouvé...

11 II met ie Ijracelel au Comte.

FABIO

Le bracelet de ma sœur! [A Matteo.) "Vite, nos chevaux! (Revenant à son père.) Plus de doute... l'air railleur de ce vieux soldat en nous quittant... la démarche insolente du plus grand des deux moines... mon père, c'étaient eux!

LE COMTE

Et à présent il l'enlève!

Il donne des ordres à LuiJgi, LA COMTESSE.

Mon Dieu! mon Dieu! que va-t-il arriver?

MATTEO, rentrant, à Fabio.

Monseigneur, les brides sont coupées, et vos chevaux ont disparu.

LE COMTE

Mais c'est donc un enfer !

FABIO

Mon père, je saurai bien les atteindre, moi... et toi Jules, tu vas me payer l'affront de ce matin. A moi, mes amis !

Il sort par la ijauclie, au premier plan, avec ses valets.

LE COMTE , criant de loin à Fabio.

Si tu la trouves, tue-la, Fabio.

LA COMTESSE , se levant avec épouvante et courant

à son époux.

Au nom du ciel ! révoquez cet ordre.

LE COUTE

Laissez-moi, madame!

LA COMTESSE , s' attachant à lui.

Non, j'irai, moi... je lui parlerai... je la ramènerai.

L'ABBAYE DE CASTRO

LE COMTE

Vous! vous!... vous voulez y aller!... 3Iais TOUS oubliez donc qu'elle n'est pas seule, madame! et moi, votre seigneur et maître, je vous ordonne de rester ici et d'attendre notre retour.

La Comtesse tombe à genoux sous la main du Comte, qui sort vivement par la gauche.

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SCEiNE XI il.

LA COMTESSE , seule, à genoux devant la porte et d'une voix mourante.

Campireali ! mon époux !... Fabio ! mon fils... mais ils sont partis... ils ne menteodent plus!... s'ils la trouvent, oh ! je suis sûre qu'ils vont la taer, et je n'ai pas la force... O malheureuse..* malheureuse mère! [Elle pleure; en ce moment on entend des cris et des arquebusades dans la mort' tagne.) Grand Dieu ! l'aurait-il déjà trouvée 1... Oh ! c'est impossible... Allons!... Je ne le puis!... Mais à quoi donc me sert d'être mère, si je ne puis courir défendre mon enfant! [A la madone.) O sainte mère du Seigneur, il n'y a plus que toi qui puisses la sauver!

Musique. Klle lonil)e a genoux devant la mudiinc. Nouvelles arquebusades. En ce moment on aperçoit Jules, qui, la dague au poing, descend la colline en suUtcnaDt HélèDC.

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