SCÈNE XI
Les Mêmes , GEORGES et M"» MONTBAILLY.
SUZANNE , sans les voir.
N'est-ce pas, M. Duval? oh! j'aurai du courage ! il m'aime assez, lui, poin- me sacrifier même lacertitiule d'un brillant avenir, je le sais bien; mais je ne le veux pas, moi, je ne le veux pas... Enfin, elle me l'a dit, je ferai mon devoir; recueillie par elle dans celle maison lorsque j'étais sans asile, je n'oublierai pas ses bienfaits, je ne serai pas un sujet de discorde entre le lils el la mère... je partirai ! je partirai !
GEORGES, s'avançant entre elle et Duval.
Non , tu resteras, Suzanne, lu resteras auprès de ton mari.
Mon mari! ah! vous étiez là. Madame...
GEORGES
Ne tremble pas... et demande-lui, demande-lui phuôtsi toi aussi, Suzanne, tu n'as pas le droit de la nommer ta mère.
M"" MONTUAILLY.
Oui, ta mère... Suzanne , oublie l'entretien qu'hier nous avons eu ensemble , et pardonnemoi (le l'avoir tant aliligée!.. que veu\-tu? la pensée que bienlcH je n'aurais plus que la moitié de la tendresse de Georges, m'avait rendue injuste, cruelle peul-élre... aujourd'hui, plus calme, et après avoir vu les larnu's de Suzanne, je rougis de mon égoïsine.,.. je ne songe plus, je ne veux plus songer, comme toujours, qu'au bonheur de mon lils.
GEORGFS.
Et de votre fille, ma bonne mère... embrassez-la, mais cmbrasscz-ladonc...
M"' MONTUVIULV.
De grand cœur, nu'senfaMsî nous ne nous séparerons pas, Georges, c'est convenu, n'csl-il pas vrai?
c.y.nw.fs.
Oui, ma mère, enspnd)lc ! toujours ensemble \
ce matin lorsque je vous ai quitté, ce qui me fai- 1^ et nous serons hçurcm l
MONTBAILLT.