SCÈNE VI
! M"' MONTBAILLY, DUVAL, MICHEL.
(Moment de silence des trois personnages. Alichel est stupéfait, la mère pleure toujours, et Duval les observe tous les deux avec attention.)
MICHEL, à part.
Allons, est-ce que je pleure aussi, moi? Je commence à croire que j'ai eu tort; je me figure toujours que j'agis pour le mieux, et je fais toujours des sottises.
DUVAL , s'adressant brusquement à lui.
Voilà votie ouvrage, M. Michel !
MICHEL
C'est vrai, c'est ce que je me disais... V'ià mon ouvrage ! et je m'en vas, pour nc,pas recommencer... Je me mets à la porte , pour que voiisne m'y mettiez pas , M°"Montbaillv,jem'en vas... Bonsoir!
M"* MONTBAILLY, le retenant faiblement.
M. Michel...
Dl'VAL, vivement, en se plaçant sur le passage de Michel.
Ma cousine a raison, vous ne pouvez pas vous en aller. Monsieur ! il ne sera pas dit qu'on aura détruit le repos , le bonheur de toute une maison, et qu'on partira sans s'expliquer, sans rendre compte de sa conduite... Restez; c'est au nom de ma cousine que je l'exige.
M""' MONTBAILLY.
Mais à quoi bon cette colère et cette explication, mon cher Duval?
DUVAL
Oh! il le faut! il le faut! Je veux savoir enfin. Monsieur, quel motif vous a dicté toutes ces médisances... je veux savoirsije puis encore vous donner la main, et vous appeller mon ami.
Ne vous fâchez pas, mon bon M. Duval... c'est que...