SCÈNE XV
Les Mêmes, MICHEL, Ouvriers, Voisins et Voisines. •
SUZANNE, arrêtant son mari qui va répondre à sa mère.
Il est vrai... tu dois garder le silence, Georges... car cet homme... (Elle montre .Michel, qui reparaît sur les degrés, entouré de beaucoup de monde.) Cet homme qui vient comme toujours, observer ce qui se passe chez les autres... irait encore raconter dans la ville , que tu t'es emporté contre Madame, et que tu as maltraîié ta mère...
M""' MONTBAILLY, se rapprochant de son fils, et lui parlant <i demi-voix.
Cet homme! mais si tu veux, je t'obéirai... Georges... je le chasserai... je le chasserai...
GEORGES
Non, ma mère... restez avec vos amis... c'est nous qui devons partir... oh! vous l'avez voulu, point de plaintes... point de reproches... je vous demande pour cette nuit encore. Madame... pour cette nuit seulement, un asile dans votre maison... et demain... demain, au point du jour... ma femme et moi , nous la (juiiterons pour jamais..,
H"* MONTBAILLY, avec douleur.
Pour jamais ! je serai seule... je mourrai seule... Oh! c'est affreux ! c'est horrible!.. DUVAL, s'approchaul de M"" Monthailly.
Ma pauvre cousine !
(Gcorseset sa femme sont sur le î^cuil de la porte k ilroilc , près de disparaitic. Olivier cl Thérèse cherchent îi les ramener vers M""* Montbailly. qui est de l'autre coté, entourée du peuple .'» la tcte duquel sont l)u>al cl Michel; mouvement d hésitation de Suzanne et de (".ort;!.s.)
GEORGES, se diCidniU enfin.
Adieu, ma mère... adieu!
M°" .MON I iniLLV.
Adieu!..
riN PU OEUXI' ME ACTE.
MONTBAILLY.