‹ ThéâtreChapitre 625 sur 971 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

SUZANNE , M"' MONTBAILLY.

(M"* Montbailly est descendue en scène , soutenue par Suzanne ; elle parait ne rien comprendre encore, et regarde autour délie avec la plus grande surprise.)

Et vous aussi, ma mère, suivez-moi ! suivezmoi du moins jus<ju"à celle fenêtre , j)our que tout le monde vous voie, pour que toiillc monde

est morte la veuve... Tu as di1 voir tout ce qui t^^ sache bien que vous vivez encore

M'* MONTBAILLT.

MONTBAILLY.

SUZANNE

Oui, je vis pour réparer tous mes torts envers vous, pour vous aimer, vous chérir, et partager votre joie , votre bonheur !

SUZANNE , avec impatience , et ciierchant toujours à l'entraîner.

De la joie, du bonheur... Mais venez, venez donc, manière!

M"" MONTBAILLY.

Que me dis tu, Suzanne? Où donc veux-tu me conduire ?

SUZANNE

Ah! ma mère!., écoutez-moi, comprenezmoi donc... Dans ce moment, là, sur cette place, on va tuer votre fils, qu'on accuse de vous avoir donné la mort.

M°" MONTBAILLY.

Mou fils !.. ah ! courons, courons !.. (Toutes deux courent à la fenêtre. Dix heures sonnent.)

Ah ! trop tard ! trop tard !

(Les deux femmes tombent à genoux. Les portes se rouvrent; le peuple rentre, ramenant Georges dans ses bras.)

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