SCÈNE X
SAMUEL, seul.
Iio-nmc charitable, il croit nie rem»
tï LES DEUX SERRURIERS.
j)ct! . Pour me guérir, il eût fallu une potion*®» (i'oi-, aux prciiiières atieinlcs du banquier. Maiuicnaiii:, le mal est invétéré jusqu'à la raoït. GraïKl Dieu! j'ai entendu gémir à côté, là, dans le berceau... (11 se lève et se traîne vers le berceau où il contemple l'enfant.) Pauvre enfant, tléjà souffrir!.. Malheur qui linit, malheur qui commence !.. Né à peine et déjà bon pour la douleur... Quelle agiialion!.. la faim, sans doute , oui , la faim , en attendant le reste... oh ! mes entrailles se déchirent... Mais quand l'arbre meurt, le rejeton devrait mourir... meure donc, pauvre iille , meure comme ta mère qui a emporté le lait pour te nourrir... Oui, heureux sont les morts!.. Retourne donc à Dieu, lui dire que tu n'as pas pu rester plus long-temps sur celte terre, et que tu reviens t'abriier au ciel, de tous les maux de riiumanité!
(11 s'affaise avec le plus grand abattement.)