‹ ThéâtreChapitre 670 sur 971 · ACTE III , SCENE XIII · texte numérisé non relu

ACTE III , SCENE XIII

JENNY

Vous m'effrayez, mon père! Qu'avez-vous?

MUBRAY.

Jenny, mon enfant, écoute-moi. ta t'es trotiioée..^

JENNY

Comment?

MURRAY

Tu n'as pas compris le sens de mes iJaroles.

JENNY

mon Dieu !

MURRAY

Ce que j'ai dit à ta tante n'était queruse et raillerie, pour briser nn amour indigne.

JENNY

0 mon père, qu'avez-vousfait?

Ml' RUA y.

Faut-il que tu te sois laissé prendre h ces paroles, toi, ma lillo! Jnriiais, jamais tu ne seras la femme d'un ouvrior! Ou<}| qu'il soit, oublie-le... à Tiiisiant, je le veux ! j'aimerais mieux la mort pour toi (|u'une telle infamie. Mais, quel malheur! mo)i Dieu!.. C'est une fatalité... la ruse a tourné contre moi, et je suis tombé dans mon \nù<^c\

JKNNY, avec désespoir.

Qu'avez-vous fait, mon père?... Sans le vouloir, vous avez joué avec le cœur de votre enfant, et vous l'avez brisé!

MCUUAY , d'un air aiïcctueiix.

Allons, c'est un enlantillage, n'est-ce pas? Dis-moi que tu n'y penseras pltis.

JF.SNY,

C'est un amour foinlé sur l'estime, la reconnaissance, et qui ne iinira qu'avec ma vie.

MURRAY, à part.

El mes projets!.. Oh! il faut trancher dans le vil (le celte passion!.. (Haut.) Jenny, un dernier mot. Ijn homme de la plus haute noblesse du royaume, lord Dares» , pair d'Ansleieirc, vous a demandée pour femme... Anjouid'iuii même vous épouserez lord Daresl !

JENNY

Lord Barest !

Oui , ma fille.

MURRAY

JENNY

Mon père, vous voulez donc le malheur de

Votre enfant?

MURRAY

Je veux qu'on m'obéisse... Je veux qu'une (;i!e soumise s'en rapporte à su» père sur le soin (!i' son boidieur... Je veux «(ue l.i j^irandeur du lord chasse de votre cœur i'it^noDle image de l'ouvrier...

jr.NNY.

Ah! son humilité me le rend encore plus cher. l/iii!ioblo iiiia;j;o de Touviier!.. ^uoi doiic tie plus nol)le ([uede ne rien devoir a la naiss;inri' ni il la fortune, que d'exister (lar son .seul iravaM que , d'être sa lichesse , sa ressource , son propre ai.tear !..

MURRAY

Ah!..

JENNV , avec dignili^.

i\inioP'ie/-nioi, mon père, de ne po'Poir VOIS obéir ; j(! ne trouve au (nul île m";i '<ic.-

'aime vaut mieux qu'un lord qu'on n'aime pas. (Elle s'incline et sort.)

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