‹ ThéâtreChapitre 679 sur 971 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

MURRAY, BURL.

lîl'RL , saluant.

Sir Murray ! exact au rendez-vous ! je vous iltendais en compagnie d'un put de porter... Muanw.

C'est bien!., as-tu revu George?

BUIU..

Non, depuis sa sortie de prison, il court après de l'ouvrage. J'ai su, par mes amieniu's rel,\!;()ns, qu'il avait déjà frappé à plusieurs portes , et (pi'elles étaient restées closes à cause de voue accusation et malgré son ac(«uul<',m<')j;,

ML'URAY.

Il faut le retrouver.

BURL.

Ah!., et pourquoi?..

MUr.R.VY.

Parce qu'il est absous... nur.L, Ce n'est pas ma faute.

MCRU.VY.

Ni la mienne... j'ai bien payé ta langue , a'eslccpas?..

DURL.

JUa langue a bien menti , aussi.

MURRAY

Je pairai mieux ton bras;

BUBL.

Pourquoi faire?

MURRAY

Pour faire ce que la justice n'a pas fait... pour en finir avec George...

BURL.

Là, là... comme vous y allez. Monsieur l'honnête homme; c'est à faire à voik quand vous vous en mêlez. Il n'y a tels que certains hounèles gens échauffés !

MURRAY

Trêve de tes sorneites! s'ils l'ont absous, je l'ai condamné... moi!

BURL.

Oui dà !.. (A part.) Ma foi , je comptais encore naguère combien il fallait de bêtes pour faire m voleur, mais je ne sais pas ce qu'il raiiini:! do voleurs pour faire un honnête homme, comme celui-là.

Écoute-moi donc, et piends bien garde à ce que je vais te dire. Je ne me suis pas lie à toi sans garantie. Je sais tout. Lady Alliol a parlé ; elle a raconté comment elle t'avait trouvé à l'hôtel pour la première fois. Tu avais commis le vol dont George fut accusé; lu avais déro!)é le portefeuille dans la caisse , j'en suis sûr. D'ailleurs j'ai les preuves en main de vingt autres crimes dont tues l'auteur. Oui, après avoir livré George à ta place, ap; es l'avoir siiuvé pour te faire mou instrument r.;.!iie lui, j'ai voulu te bien connaître, j'ai é;!)'-' les démarches, les actions, je me suis informé de la vie ; et maintenant je ia sais à fond , par cœur; je sais enfin que tu es un voleur de profession.

BURL.

Oh ! oh ! Je pourrais m'éclaircir à vos yeux... mais je ne m'a baisserai pas à mejuslilier...

MURliVY.

Je te tiens pieds et poings liés, le dis-je, et d'un mot je peux l'envoyer pendre.

BURL.

Oui... mais ce moi, vous ne le direz pas.,; nous avons trop besoin l'un de l'autre pour nous trahir...

MURRAY

A la bonne heure !

BURL.

Entie braves gens on finit toujours par s entendre.

MIRUW.

Tu consens donc à finir ce que nous avons commcucé.

BURL.

11 le faut bien... puistpic vous le voulez,

MLUUAY.

Quand?

BURI..

Le plutôt possible... ce soir si je peux.

MCRRAY.

Dès que ce sera fait, à (|uelquc heure que ce soit, viens me le direl deux coups fra|)|»és à ma porte nraverlironKiue lu m'allends, etjevi'-ndrai le reincilre en échange de riiériiier et du .•^tr-K^nt W double dv ce que Je l'ai déjà n?^»i

^'^ LBS DEUX SERRURIERS.

[;?"[■ !.^?.^P/'.^'*'°";^"*'^.^^^ laissé un signe de réprobation sur ma tôtc,

dont tu iris jouir Lors d'Angleterre.

BURL.

Convenu!., je voyageiai pour votre sanié.

MURRAY

Agis donc , hâte-toi... j'attends, (ii son.)

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