SCÈNE vil
GEORGE, d'un côté, BURL, de l'autre.
GEORGE
Du courage !.... mieux vaut mourir innocent que vivre coupable... oh ! je recommencerais encore s'il le fallait... La toml)e n'a plus rien qui m'épouvante... sûr mnintenani d'être aimé de Jenny, d'éviter l'infamie... Qu'ils vieimeul quand ils voudront , qu'ils vieiineiit! je suis prêt, je suis 1ns, rcposons-nnus... (Il se couche sur la paille.) jusqu'à la mort.
Ce repas ne sera pas le dernier grâce à BSen projet, et à mon hasard qui me l'a inspiré... Il me devait bien cela , après m'avoir laissé prendre, dans un raomentd'oubli sansdoute... Allons Burl, à l'œuvre!., je n'entends plus rien; la ronde est finie... le jury délibère. Voyons! (il s'approche de la porte de la cloison et regarde par le trou de la serrure. ) Il est seid, il est couché . bon!., il s'endort sans doute... attendons qu'il ronile et préparons-nous ! (Il quitte sa veste et réfléchit.) j'ai ce qu'il me faut... un couteau d'abord... (Il déchire la doublure intérieure de sa veste et en lire un coutelu. ) Voilà!., on m'a pourtant fouillé... Du papier?., j'en ai aussi' (il tire encore de sa vesle, le testament. ) Il y a au testament une feuille double qui est blanche... Oui , mais de l'encre à présent , comment faire ?.. Oh ! j'y suis... à la rigueur on peut se passer d'encre et de plume, quand on a un crayon, et avec le plomb de ma fenêtre, je vais en faire un... (il détache un morceau de plomb et le taille avec son couteau. ) Écrivons maintenant , une écriture tremblée... unbeau r pentn-'.. (il écrit quelques lignes sur la feuille de papier blanc. ) Voilà cpù est fait... très bien, (il détaîhe la feuille qu'il vient d'écrire, delà feuille du testament.) A présent , ce papier-ci pour moi... (il remet le testament sur lui.) et celui-là pour George ! (il indique le papier écrit au crayon. ) Mon couteau est bon !.. (Il passe le pouce dessus.) Oui! allons il s'agit d'être libre et riche ! (il se rapproche de la porte de la cloison et regarde.) Voyons, s'il est bien endormi! (Il appelle. ) George! George!., il ne répond pas; il dort comme un lord-juge !.. c'est le moment... achevons !
(Il essaye d'ouvrir la porte avec la pointe de son couteau. ) GEORGE, réveillé en sursaut par le bruit de la serrure.
Qu'y a-t-il!.. quel est ce bruit? (il écoute.) Il me semble qu'on essaye d'ouvrir cette porte. (Il se lève et va vers la porte.)
BURL.
Peste... vieille serrure ! c'est comme les vieux procès! mon couteau s'est épointé , r'aiguisons-le.
(Il se retire de la porte et va aiguiser son couteau
sur une pierre de son cachot. ) GEORGE, regardant parla serrure et le voyant dans celte occupation.
Qu'est-ce que cela signifie ? que fait cet homme ?
nURL , se relevant en face de la porte. L'accident est l'éparé.
GEORGE, reconnaissant Burl.
C'est Burl! un couteau à la main?., que
veut-il? (Le voyant venir à la cloison.) Il se dirige
vers cette porte , mais que veut-il donc ?
(Il se range immobile à côté de la porte son poignard
à la main.)
BURL , se remettant à la serrure.
Voyons maintenant!
GEORGE, impatienté. Ma foi , aidons-le !
t03 (De son côté, il louche à la serrure qui s ouvre.)