‹ ThéâtreChapitre 771 sur 971 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MARIE , GOJNTl AN.

CONTRAN , entrant par la gauche. Il faut que je la prévienne de mon départ. . . je ne puis plus tarder.. . Ah ! elle écrit.

MARIE, cachant rapidement sa lettre. Ah! c'est toi, Gontran?

GONTRAN. Oui , Marie. .. vous répondez à ce message ?

M^mE , vivement. Oui, Gontran... mais le messager est parti... et je veux te charger d'envoyer ces deux lettres au Louvre, où le maréchal arrivera demain.

GONTRAN. Je les porterai moi-même

à l'instant.

MARIE, lui donnant les lettres. Oui, Gontran , il faut qu'elles soient fidèlement remises...

CONTRAN, prenant les lettres. Donnez.

(Marie lui donne les deux lettres et reste pensive. A part.) Je vais envoyer ces lettres par quelqu'un de fidèle... et tandis qu'elle me croira sur le ciiemin du Louvre, je serai sur la route du inaréclial. (Allant vers la porte.) Je vais me hâter, Marie...

MARIE. Mais dis-moi... Gontran... (^Contran s'arrête.) Tu ne m'embrasses pas.

CONTRAN, l'embrassant. Oh ! pardonnez, je serai bientôt de retour. (.1 part, avec inquiétude.) Vourquoi cet excès de tendresse... heureusement Marthe ne tardera pas.

Il sort ]>ar la droite.

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