‹ ThéâtreChapitre 786 sur 971 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les MÊMES, MAPvIE*.

MARIE , s' approchant. N'ayez pas cette inquiétude , mon père.

VINCENT. Vous étiez là, ma fille.

:\IARIE. J'entrais, mon père , comme vous parliez de moi, et je suis heureuse de pouvoir vous rassurer ; je viens prier Marthe de m'accompagner sur l'heui'e à l'abbaye où je

* Vincent , Marie , Marthe.

LES ENFANTS TROUVÉS

vais aller, mon père, avec calme et tranquillité, je vous le jure.

VINCENT. Je sais, mon enfant, que vour ne me direz que des mots qui consolent, pui'jque Dieu vous a fait hier mon ange gardien. Allez... profitez de votre heureux courage, et je vous reverrai avant mon départ.

MARIE. Oh! oui, n'est-ce pas, mon père?

VINCENT. Oui, ma fille.

MARTHE , à Marie. Venez , ma sœur. ( A Vincent.) Vous n'avez rien à m'ordonner, mon père?

VINCENT. Non, Marthe. [La rappelant.) Ah! pardon... si; je voudrais qu'avant de quitter le presbytère lu me rendisses un service.

' MARTHE. Et lequel? parlez , mon père.

VINCENT. Tu me promets d'avance?

MARTHE. Quel qu'il soit, mon père.

VINCENT. Bien, Marthe... donne-moi la main. {Marthe lui donne la main.) Et celle poignée de main, celle du bon accord... va la porter à sœur Ursule. .. et sans retard.. .

II les accompagne par la gauche et les regarde partir.

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