SCENE Y
Lls WÊ.MES, BAGNOLKT, DIDIER.
CHALUMEAU. Ticus , c'e.^l BagiioloL TOUS. Bagnolet!
DAGNOLtT. Oui . les an)i.s.
UEPI'.lSi: DU CHOEUR.
Vivre d'industrie, etc.
CHALUMEAU. Te voilà donc , mon bon liagnolct ?
BAt;NUi.ET. Oui, les enfants, et avec un camarade , un ami dont je réponds. Ça vous \a-t-il?
CHALUMEAU. Nous lâciiorons d'arranger ra... Poi)lard , faut dos oreillers en plus; \a me chercher deux pavés : moi , je vas rélargir le sommier. Venez m'aider, vous autres.
Clialumeau , Poplard el l'iure d'Oignon vont an bateau, les autres reiuontont la scène, Didier et Bagnolet se trouvent seuls sur le devant.
DIDIER, £h quoi ! c'est parmi des vagabonds que je dois retrouver mon frère!... je comprends maintenanl pourquoi tu as voulu nousatlubler de ce costume.. . cette blouse... sous la(juelle se cache parfois le bohémien , mais qui recouvre aussi le brave et honnête ouvrier...
BAGiNOLET. .Justement... avec ça on ressemble à tout le monde.
DIDIER. Kl Ui csceriaiiMiiic c'oi i,i...
BAGNOLET. Que Paul vient coucher depuis Isuit jours; j'en suis sur... mais ce que j'ai encore à vous apprendre , c'est que nous ne sommes pas seuls à sa recherche.
DIDIER. Comment? que veux- tu dire ?
BAGNOLET. Que deux autres viendront ici comme nous, Montorgueil et Digonart.
DIDIER. Je ne les connais pas.
BAGNOLET. Non ; mais je les connais , moi , et je suis bien sur qu'il y a là-dessous quelque machination.
DIDIER. Ces deux hommes sont donc...
BAGNOLET. Deux bohèmes finis...
DIDIER. Eh bien , puisque je veux sav(,ir quelle est sa position, connaître ses malheurs ou ses fautes, son passé, et ses projets pour l'avenir , restons. . et observons bien... Mais comment savoir s'il est déjà ici?...
CHALUMEAU, sortant du bateau. Là...
voilà qui est fini; l'appartement est prêt.
POPLARD. Chut! j'entends des pas.
CHALUMEAU, bas. C'est peut-ètre encore une patrouille.. . tiens, on descend l'escalier.
POPLARD. Est-ce que ce serait encore des nouveaux locataires ?
CHALUMEAU. Eh ! non, c'est des messieurs, c'est trop bien mis pour nous.
BAGNOLET . bas à Didier. Je les reconnais, ce sont nos hommes.
Il remmène à l'écart, à droite.
VWV\\VV\V\VXVVVV\\\V\\VW\VVV\\WVVV\\VW\\V\'\\V\\VVVV*'W\V
SCExNE Vi.
LESMÊ.MES, MONTORGLEIL, DIGONARD.
MONTORGUEIL. Deux niols, s'il vous plaît, mes amis!
CHALUMEAU, cffray'. Hein ?. .. de quoi?. .. qui \ive?
DicoNARD. Ne craignez rien ; nous ne venons pas troubler ^os ébats nocturnes : monsieur et moi , nous sommes à la recherche de quelqu'un...
CHALUMEAU. Quelqu'un ?.. . connais pas... nous n'avons ^ler.sorine de ce nom-là.
MONTORGUEIL. Dites-moi, mes bons amis, n'avez- vous pas rcmaïqué ici depuis qiu'lques jiturs un jeune honnne, pauuement vêtu , mais d'une ligure distinguée?
PLURK d'oignon. Duno figure distinguée?
C'e.st peul-èlre moi (|u'y cherrlieiit.
CHALUMEAU. Attendez douc , j'ai peutêtre ben votre alïaire. .. (boniment qu'y se nomme vot' jeune houinie?
ni(iONAiîi). Il se nomme Paul Didier.
DIDIER, i'aul Dulier!
CHALUMEAU. Paul Didier!
PALI-, fjui se tenait cournr au has de la jtile dupont. iMonnom!.., [Se rapprochant.) Hein, (pie me veui-on? (pii m'appelle?
]Vi4.(,ASl^ TIIÉATUAL.
JJIfîONARD. CVst lui!
MOiNTORGLEiL. C'est lui-niême 1
DIDIER. Le voilà!...
PAUL. Uigonardl... Montorgueil !
CHALUMEAU, àpart.Tieus, tiens, tiens...
y se connaissent.
PAUL. Que me voulez-vous? quel motif vous amène ici?
MOiNTORGUEiL. Tu vas le savoir; mais d'abord fais éloigner ces braves gens.
PAUL. Veuillez me laisser, mes amis.
CHALUMEAU. Ça suifit... du moment que c'est un secret entre ces messieurs et vous... on s'en va... Allons tous coucher.
TOUS. Allons-nous coucher.
Ils entrent dans le bateau.
BAGNOLET, bas. Ici , nous pourrons tout oiUondre.
Ils se placent tous deux à droite, Bagnolet derrière un toiiiK'au, Didier dans l'ouverture du bateau à charbon, et écoutent.
IMDILR. Dans quel état, grand Dieu!... Oh! mofj «œur se brise... et je voudrais... BAGNOLET. Silence , et écoutons.
VVW' VVVVV'\AVV\VVVVVVVVVVX'V^VVVVVVV\VVVVVVvVVVVVVVVVt/VVVVi'VV