‹ ThéâtreChapitre 856 sur 971 · MONTORGUEIL , BAGNOLET · texte numérisé non relu

MONTORGUEIL , BAGNOLET

BAGNOLET. Seul avec lui!... Ah! Dieu! je sens mes jambes qui s'en vont... et je voudrais bien faire comme elles.

MONTORGUEIL. Tu avais donc oublié ma défense ?

BAGNOLET. Oublié... ja... jamais... seulement... je...

MONTORGUEIL. Seulement, si je n'étais arrivé à temps, tu nous trahissais... Mais ma vengeance aurait suivi de près...

BAGNOLET. J'en suis certain... Aussi ça ne m'arrivera plus... Adieu.

MONTORGUEIL. OÙVas-tU?

BAGNOLET. Mais... retrouver ma femme

MONTORGUEIL. Du tout ; je ne veux pas que tu me quittes,

BAGNOLET. Permettez; il faudra pourtant bien finir par là... je ne veux pas toujours priver mon épouse de son époux.

MONTORGUEIL. Tu seras libre quand je n'aurai plus rien à craindre de ton indiscrétion.

BAGNOLET. Et la Craindrez- VOUS encore bien longtemps mon indiscrétion ?

MONTORGUEIL. Cela dépend '

BAGNOLET. Merci !

MONTORGUEIL. Il faut d'abord que je voie une personne que j'attends ici. N'as-tu pas remarqué une espèce d'idiot appelé . je crois. . . Crèvecœur ?. .

BAGNOLET. L'Abruti! non... {A part. ) Pourquoi donc faire? est-ce qu'il veut le mettre aussi h la cave ?

MONTORGUEIL. Eh! tiens... justement le voilà. J'ai à te parler; attends-moi

BAGNOLET. OÙdonC?

MONTORGUEIL. Là!

Il indique le pavillon.

BAGNOLET, à part. Là!

MONTORGUEIL. Oui; pour quelques instants.

BAGNOLET, sur le seuil de la porte. Ah 1 je te repincerai peut-être à mon tour.

Il entre dans le pavillon, Montorgueil l'enferme et retire lacLjf.

.MONTORGUEIL. D'ici j'aurai l'œil sur lui!

LES BOHÉMIENS DE PARIS

tWtfWWWW VVX'VV\'W\\\V\\^V\\'V1.A\\\\\\\.\\\\\A.\-V\\\V\\\' \\\V

Page 1